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 The Madman ❅ Fly Away

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i come from space
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Message() Sam 13 Jan - 14:56



The Madman & Shealeen Nostra
Fly Away
Le marché d'Akhaten, fuite de Shealeen.


Shealeen avait beau avoir lu bien des livres, peu d'entre eux parlaient de comment piloter un vaisseau spatial, aussi petit soit-il. Le manuel de l'engin dans une main, les yeux rivés sur les écrans de contrôles et l'autre main fermement accroché  au levier de vitesse, elle tentait de se sortir de sa misère. Quitter Nostra, sa planète fut bien plus simple que prévu, en effet, le décollage s'était fait sans trop de problème, mais la suite ne lui avait pas fait de cadeau. Des boutons rouges se mirent à clignoter un peu partout alors qu'elle tentait de comprendre ce qu'ils signifiaient. L'un d'eux semblait la prévenir d'un danger au sein du vaisseau, un autre semblait lui dire que quelqu'un tentait d'entrer en communication avec elle. La princesse fronça les sourcils et agrippa l'écran qui reflétait l'arrière du vaisseau... Un engin la suivait, sans aucun doute la flotte royale de de Nostra. Elle pesta tout en essayant d’accélérer l'avancée de son propre navire. Lasse, et plus ou moins paniquée, elle finit par appuyer sur le bouton qui enclencha la communication avec l'autre vaisseau. La voix de Deckim, l'homme qu'elle venait de couronner et d'épouser s'éleva dans l'habitacle. "Shealeen s'il te plais, fais demi-tour et reviens sur Nostra." "Non ! - coupa-t-elle d'un ton ferme - Je refuse d'être enfermée au sein du palais le temps que mes cheveux poussent de nouveau ! Laisse moi visiter l'univers Deckim, et ne me suit pas." Elle l'implorait presque, mais son époux ne semblait visiblement pas enclin à la laisser partir. " Shea, si tu ne fais pas marche arrière, nous serons obligé d'endommager ton vaisseau afin de te ramener sur Nostra." Il la menaçait très clairement et sa voix était aucunement teintée d'hésitation. Il allait le faire. Agacée et quelque peu effrayée, la jeune femme frappa le bouton de communication afin de couper celle-ci. Elle s'en voulait terriblement de laisser Deckim dans une situation pareille, lui qui avait toujours été à ses côtés, ils avaient grandis ensemble. Mais la petite planète de Nostra ressemblait à une prison pour Shealeen, elle devait la quitter, rien qu'un moment: découvrir l'univers, les autres cultures, les autres peuples. Peut-être pourrait-elle forger de nouvelle alliance commerciales, peut-être pourrait-elle trouver une solution d'armement pour préparer son peuple à une attaque... Et peut-être se ferait-elle des ennemis, cette option ne pouvait être écartée. Elle n'était cependant pas sans savoir que son attitude était des plus égoïstes. Un voyant écarlate s'alluma et un missile percuta le flanc gauche de son ridicule engin. Des alarmes se mirent à retentir, toutes plus criardes les unes que les autres. " Ils osent vraiment m'attaquer !" hurla-t-elle, perdant un instant toute prestance pour se transformer en boule de nerf. Elle, Shealeen, souveraine de Nostra, se faisait attaquer par son propre peuple simplement parce qu'ils refusaient de la laisser se divertir un peu. Elle poussa le levier de vitesse au maximum, de nouveaux voyants s'allumèrent, certains éclatèrent, créant des étincelles au sein de l'habitacle. Une épaisse fumée envahi le poste de commandement et la princesse n'avait pas la moindre idée de comment la faire disparaître. Une planète se rapprochait dangereusement d'elle alors que plus rien ne répondait.

Elle lâcha alors tout. Observant la situation d'un air ahurit et paniqué. Le manuel toujours dans sa main, elle chercha rapidement la partie "urgence". Elle découvrit qu'une capsule, à peine suffisante pour une personne adulte, était située à l'arrière de l'engin. Celle-ci pouvait se détacher du vaisseau en cas de gros dégât et ainsi permettre à l'occupant de s'en sortir. Le problème était le suivant: la capsule n'était pas manœuvrable. Celle-ci était, en effet, capable de pénétrer n'importe quel atmosphère et s'écraser quelque part en protégeant son habitant, mais la chute se ferait dans le hasard le plus total. De plus, elle découvrit qu'un filtre d'invisibilité était intégrer à celle-ci. Le vaisseau qu'elle avait emprunté n'était pas un vaisseau armé, de fait, les concepteurs avaient trouvés judicieux de protéger à tout prix la vie de l'occupant. "Il faut que je les remercie une fois de retour sur Nostra." Murmura-t-elle en fonçant vers l'arrière de l'engin à la recherche de cette fameuse capsule. Celle-ci était réellement minuscule, il fallait s'y insérer en position fœtale et une fois l'habitacle fermé, elle senti une lourde force la pousser vers l'extérieur. Un petit hublot lui permettait de visualiser son vaisseau se détacher de sa source. Shealeen espérait sincèrement atterrir sur la planète qu'elle avait vu peu avant.  La princesse concentra son énergie afin de créer une barrière de glace autour d'elle-même, protéger son corps et sa chaleur corporel était indispensable si elle ne désirait pas mourir... Le hublot s'emplit de givre et il lui était alors impossible de connaitre l'avancement de sa chute. Elle ferma les yeux, priant pour s'en sortir indemne, ou presque indemne du moins.

Les secousses provoquées lorsqu'elle pénétra l'atmosphère de la planète lui firent perdre connaissance et la blessa quelque peu à la tête. Sa chute créa un large trou autour d'elle et causa un mouvement de panique sur le marché d'Akhaten. Seulement quelques minutes plus tard, elle finit par ouvrir les yeux, sa tête douloureuse se saisissait pas réellement la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle poussa difficilement la porte de la capsule et vint s'en extraire sous les yeux inquiets et quelque peu agressif des passants. Shealeen se frotta les yeux, sonnée, telle une enfant à la recherche de ses repères. Mais bien vite, la réalité la frappa et déjà, elle entendait une voix connue derrière elle et s'approcher. "Princesse Shealeen !" criait l'un des gardes qui avait accompagné Deckim. "Shea! criait celui-ci. Ni d'une, ni d'eux, faisant abstraction des nombreuses douleurs qu'elle ressentait, elle prit ses jambes à son cou. Poussant et bousculant n'importe qui, n'importe où, elle courrait aussi vite que ses jambes tremblantes le lui permettait. Sa robe était comme éventrée, laissant apparaître son ventre gelé et ses épaules. Essoufflée, Shealeen trouva refuge dans un petit coin où personne ne passait. L'odeur y était infect et une lourde chaleur s'en dégageait. La chaleur lui monta bien vite à la tête alors qu'elle serrait dans ses bras, sa poitrine, afin de conserver sa chaleur corporelle. Elle se remit à marcher, sonnée, étourdie, faible... La chaleur lui faisait du mal, il lui fallait trouver un endroit froid. La capsule peut-être... mais parviendrait-elle à atteindre cet endroit? Deckim et les gardes la poursuivait et elle était en terrain hostile. Finalement, cette expédition était moins drôle qu'elle l'avait imaginé.


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Message() Dim 14 Jan - 0:52



The Madman & Shealeen Nostra
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Le marché d'Akhaten, fuite de Shealeen.


Un fin soupir traverse ses lèvres tandis que ses pieds battaient dans le vide intersidéral. Sa tasse dans les mains, le fou semblait se perdre dans ses pensées. Si nombreuses, si florissantes, si palpitantes. Pourquoi les oiseaux chantaient ? Et si c’est le cas, devait-il être considéré également comme un oiseau chanteur ? Ce ne serait pas florissant. Ce serait terrifiant même s’il devait passer le restant de sa vie enfermer dans une cage pour plaire à son entourage. Un songe qui l’avait fait légèrement grimacer. Ses sourcils s’étaient froncis, et ses lèvres avaient pris la forme d’un bec de canard. Cela lui passait l’envie de chanter pour aujourd’hui, et il avait fini par se laisser tomber en arrière. Ses bras tendues pour ne pas que le liquide ambré bouillant vienne lui chauffer la figure, il réfléchissait à ce qu’il pourrait bien faire. Pas de bâillement cependant, ni de soupir lasse. Il avait ses yeux rivés sur le faux-plafond étoilé au-dessus de sa tête. Ses étoiles brillées faiblement, elles avaient même l’air de ternir. Il trouvait ça triste, terriblement triste. Ou bien joyeux ? Après tout, lorsque l’on ne possède plus d’attache, cela rimait souvent avec plus d’ennuis également. Plus personnes pour l’écouter aussi. De nouveau, il avait fait la moue boudeuse. Il s’était redressé dans l’élan de sa frustration, ne sachant comment il pouvait se mettre. Le fou s’énervait tout seul dans son coin, gigotait et changer de position sans cesse. Jusqu’à ce qu’il en ait marre du parquet en fer et qu’il décide de lever ses fesses. Il avait jeté le contenu de sa tasse par-dessus son épaule, dehors, avant de refermer le coffre de sa Cadillac. Temps de contemplation terminé, il fallait se remettre en route.
Il avait posé sa tasse en porcelaine sur un des fauteuils rouges brodés aux alentours de sa commande centrale. Le brun avait fait craquer doigts et nuques avant de poser ses mains sur les écrans tactiles noires. Des commandes holographiques étaient apparues et sur l’un des écrans de contrôles du même type, on pouvait apercevoir le visage d’Alpha. Il a une petite dent contre ce type, autant ne pas se mentir. Il s’apprêtait à le pister quand un signal de détresse avait fini par retentir. « Non-non, non ! Pourquoi c’est toujours quand il ne faut pas !? ». Faussement agacé, il avait néanmoins accepté le signal et redirigé Miss de façon à ce qu’elle se rende à son épicentre. Le TARDIS avait ronronné de manière bruyante, le tout mélangé au son du sable qui s’écoulait plus rapidement. Les éclairs du Vortex secouaient la vieille Cadillac pendant quelques instants, le temps d’atterrir à Akhaten. « Akhaten, vraiment ? Tu ne me ferais pas une envie de shopping. Il y avait un moyen plus simple pour me demander de changer tes pièces, bourrique ! » Il avait donné un coup de pieds dans le pilier central. Des deux, c’était sûrement le Seigneur du Temps qui avait senti passé le coup. Il sautillait sur place à cloche-pied, pestant contre Miss, contre lui-même, contre le mobilier et l’univers tout entier.

« Très bien, très bien, j’y vais… » The Madman avait levé les yeux au ciel, haussant les épaules. Sur le chemin de la sortie, il avait attrapé sa veste en tissu et son tournevis-sonique pour aller à la rencontre de l’extérieur. Un extérieur plutôt remuant, il en avait mal à la tête d’avance. Il cherchait, mais il ne trouvait rien. Du moins, pas encore. Parce qu’il s’est avéré qu’il était arrivé en avance et qu’une capsule de secours venait de s’écraser au beau milieu du marché. Le fou levait les bras au ciel, riait à plein poumon face à la situation et se serrer dans ses bras. C’était génial, Miss était génial, il était génial ! Au moins, il avait la qualité d’être ponctuelle. Voir même mieux que ça. Les marchands curieux s’entassaient autour de la capsule et il ne faisait pas exception. Lui aussi voulait savoir quel genre de papillon se cachait dans ce cocon métallique. Il n’avait pas ménagé de pousser les autres pour pouvoir passer. Ce à quoi il avait récolté quelques grognements de protestations, des insultes et des râles en tout genre, mais il s’en fichait. Il avait un nouveau jouet. Lorsque la chrysalide avait fini par éclore, ses yeux verts s’étaient agrandit face à ce spectacle. Alors ça alors, une nostrarienne. C’était la première fois qu’il en voyait une de ses propres yeux. Il avait tellement envie de l’assaillir de questions, d’en savoir plus sur elle et sur la raison qui l’a poussé à se crasher ici. Malheureusement, il n’en avait pas eu le temps. Un groupe de gros-balourd est arrivé, et la petite fleur des glaces a détalé. « Parfait ! Merci Messieurs ! Mon jouet vient de se faire la malle ! » Grogna-t-il avec un air faussement déçu. Pourquoi faussement ? Parce qu’il avait le grand sourire, il était excité. Sa curiosité faisait battre ses cœurs et le sang dans ses veines. Le fou avait regardé par-dessus les épaules, suivant le troupeau en marchant sans quitter de vue la nouvelle arrivante. Son sourire s’était affiné en la voyant aller se cacher dans une ruelle pour échapper à ses poursuivants. Il jouait avec son sonique comme on jouerait avec un stylo entre nos doigts.

Sans faire un bruit, sans rien dire,  sans prononcer quoi que ce soit, il avait pris la même ruelle. Mais de l’autre côté, si bien qu’il s’était retrouvé dans son dos avec son petit sourire malin et fier à la fois. Il n’était pas autant impacter par la chaleur qu’elle et en la voyant si faible, si fragile prêt des chaudières, il se disait que c’était une bonne idée de se manifester avant qu’elle ne fonde. « Fais pas froid par ici. Ils ne savent pas s’organiser sur cette planète, c’est le souque complet. Vous fuyez vos fan-boy ? ». Tout en lui demandant ceci, il avait commencé à manger un fruit bleuté, réputé pour être très sucré. Mais c’était un bec à sucre, alors il en raffolait. Comment ça un fruit bleu ? Ah oui, il l’a potentiellement volé à un marchant durant son chemin jusqu’ici. Trois fois rien. Il y a pire comme scandale. Comme par exemple une princesse en fuite. « Je vous accompagne quelque part ? Venez ! ». Sans demander quoi que ce soit, il l’avait prise bras-dessus, bras-dessous. Si son geste pouvait s’avérer être déplacer à première vue, il était surtout en train de la soutenir et de la tirer de ce guêpier en commençant par l’emmener dans un endroit plus frais. Les étalages de poissons par exemple. L’odeur était toujours aussi rebutante, mais il y avait la chaleur en moins. C’était le principal, non ?


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Message() Dim 14 Jan - 14:01



The Madman & Shealeen Nostra
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Essoufflée, Shealeen s'accordait un instant de pause. L'endroit dans lequel elle s'était réfugié n'était pas idéal, bien trop chaud pour son métabolisme de glace. Elle posa une main hésitante sur son coeur et constata que celui-ci battait bien plus vite que d'habitude. La peur faisait cet effet là. Malgré son courage et sa bonne volonté, elle venait tout de même de s'échouer sur une planète qui lui était guère connue. La chaleur qui se dégageait de l'endroit où elle se trouvait rendait d'autant plus la situation hostile à ses yeux. Des perles de sueurs commençaient à ruisseler sur son front. "De l'eau..." murmura-t-elle, ébahie. C'était sans aucun doute la première fois que ses doigts touchaient un liquide tiède sans le changer instantanément en glace. Elle pesta. Etait-elle en train de fondre? Chancelante, les bras autour d'elle-même, elle tenta d'avancer de nouveau, trouver un endroit froid avant de perdre connaissance de nouveau. Fuir cette chaleur. Rester ici était pour elle, la mort assurée. Les êtres de Nostra n'étaient pas, plus acclimaté à la chaleur. On racontait cependant, sur sa planète, que leurs ancêtres étaient complètement différents... Des êtres chauds et colorés. Elle se souvint d'un passage d'un livre, rapidement feuilleté en cachette dans la grand bibliothèque du palais. Elle y avait lu que ses ancêtres possédaient une peau de milles couleurs, Astra, l'ancien nom de sa planète, était réputée pour la beauté de ses paysages, pour la diversités de sa faunes et de sa flores, mais personne n'était encore présent pour témoigner de ces récits ancien. A présent, ils n'étaient plus que des êtres gelés, mutants à la peau de glace, craignant terriblement la chaleur. Celle-ci n'existait plus sur Nostra.

Une voix s'éleva alors derrière elle. Pensant bien faire, Shealeen avait observé les environs, devant, sur les côtés, de peur d'être retrouvée par Deckim et les gardes, mais l'idée ne lui était pas venue que quelqu'un puisse se trouver derrière elle. Pourtant, tel était le cas. Un homme se tenait là, fièrement, bien peu affecté par la maudite chaleur. Surprise, elle voulu concentrer son énergie afin de créer une arme, mais celle-ci fondit quasi-instantanément dans sa main moite. "  Fais pas froid par ici. Ils ne savent pas s’organiser sur cette planète, c’est le souque complet. Vous fuyez vos fan-boy ?" Shealeen resta muette un instant, perplexe. L'homme la toisait sans méchanceté, à vrai dire, il n'avait pas l'air bien méchant, mais son regard dégageait une chose étrange qui la mit immédiatement mal à l'aise. De la folie, peut-être? Les fous étaient enfermés dans le bunker au milieu du désert de neige sur Nostra, autant dire que la princesse n'avait jamais eut l'occasion d'en côtoyer un. Et pourtant, celui-ci semblait raisonner correctement. Il semblait savoir que les êtres de son espèce avaient besoin de froid. Comment pouvait-il savoir cela? Les nostrariens n'étaient pas réputés pour être particulièrement connus dans l'univers, peut-être était-il un savant, ou une personne renseignée. Shealeen n'en savait rien, et pour être honnête, l'aide qu'allait apporter cet homme était la bienvenue.  "Fan-Boy ?" répéta-t-elle finalement, sans réellement comprendre le sens de ces paroles, " Ce sont mes gardes et mon époux qui me poursuivent."

"Je vous accompagne quelque part? Venez!" Il n'attendit cependant pas qu'elle acquiesce pour la prendre sous son bras, la soutenir et ainsi l'aider à marcher. Cet homme dégageait lui aussi une chaleur corporelle désagréable pour Shealeen, mais celle-ci ne dit rien. La princesse se voyait mal refusée la seule aide qu'on lui offrait sur cette planète. Il la conduisit d'un pas déterminé jusqu'aux étales de poissons, là où l'odeur était nauséabonde, mais la température bien plus agréable. Y parvenir n'était cependant pas sans risque, d'un instant à l'autre, Deckim et les autres risquaient de leur tomber dessus. Il fallait rapidement que Shealeen reprenne  des forces afin de poursuivre sa route et s'éloigner toujours plus de Nostra. Une fois devant une étale, elle se sépara rapidement de l'homme et s'excusa auprès du marchand pour ce qu'elle allait faire. "Mais qu'est-ce que vous...?!" commença-t-il sans jamais parvenir à terminer sa phrase. La princesse venait de jeter au sol la glace pillée qui servait à garder au frais le poisson. Une fois débarrassée des quelques compagnons qui se trouvaient dedans, elle s'y allongea, son énergie créa de nouvelles couches de glace qui semblaient l'envelopper totalement, sa peau reprit une teinte correcte et déjà, elle se sentait plus en forme. Du reste, lorsqu'elle se sentit vraiment mieux, elle posa sa main sur l'étale du marchand afin de créer une nouvelle glace, bien plus propre et moins odorante que l'ancienne. "Vos poissons n'ont rien senti" commenta-t-elle accompagné d'un clin d'oeil.

Shealeen se dressa sur ses pieds, tentant d'oublier l'odeur nauséabonde qui maintenant la possédait. Elle leva les yeux vers son sauveur, ou compagnon, cet homme qui était resté là, l'air.. amusé? Ou pas. Elle ne saurait réellement le décrire. La folie était sans doute bien présente chez lui, mais il ne faisait aucun doute que la bienveillance l'était aussi. A moins qu'il ne soit là pour la ramener sur Nostra, lui aussi. C'était une option à prendre en compte.  "Je suis la Princesse Shealeen, de la planète Nostra, commença-t-elle avec beaucoup de prestance, souveraine en fuite de cet astre de glace. Et vous êtes ?"



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Message() Mer 17 Jan - 21:39



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Le raffut d’Akhaten avait un certain charme, il fallait le reconnaître. Le fou écoutait le moindre bruit environnement, la moindre anormalité qui pouvait se faire sentir. Après tout, sa raillerie concernant l’envie de shopping de Miss n’était qu’une boutade. Il savait pertinemment que son vaisseau était aussi intelligent que lui –voir plus. Son TARDIS ne l’aurait pas emmené dans ce souque pour une envie de légumes et de pièces de rechange. Rien, absolument rien. Il en tapait du pied, croisait les bras, jusqu’à ce qu’un semblant de comète vienne s’écraser sur la place. Ce n’était pas une comète, c’était son cadeau de Noël, son jouet ! Il riait sans se cacher, attirant les regards autour de lui. Son petit côté diva adorait ça, alors il s’en fichait comme de la dernière pluie. Oh oui, il a préféré suivre cette nostrarienne. Cette petite poupée de glace qui n’avait trouvé rien de mieux à faire que d’aller se cacher dans la zone des chaudières. The Madman la trouvait stupide d’un coup. Quelle idée d’allait se camoufler dans une zone aussi dangereuse. Son excitation était retombée aussi sec face à ce spectacle. Il ne lâchait par l’affaire, il voulait savoir. Il était venu derrière elle, ne cherchant ni à la toucher, ni à se manifester aux premiers abords. Il voulait voir si elle avait encore connaissance. Si elle était capable d’analyser et de se repérer. Rien, pas avant qu’il ne prenne la parole en tout cas après avoir fini de bouloter son fruit. Tout ça pour une blague vaseuse. Qui n’avait pas marché puisqu’elle avait relevé le mot fan-boy. De toutes évidences, elle ne savait pas ce que c’était. " Ce sont mes gardes et mon époux qui me poursuivent." « Ravis de l’apprendre ! » lança-t-il du tac-au-tac avec un air distrait.
Il avait prêté attention ni au fait que c’était ses gardes, ni à la mention du mari. Il s’en fichait, pour le moment. Il y avait plus urgent à s’occuper, comme par exemple l’extirper d’ici. Sa nuque craquait dans l’élan de son excitation, sa tête penchée en arrière tout en l’attrapant pour la porter par le bras. « Des gardes, des époux, peu importes ! Vous êtes en train de vous liquéfier sur place. Et si jamais vous vous posez la question, oui je sais d’où vous venez. Du moins, la base. Le principal. Les notions sur votre espèce… Vous ne passez pas inaperçus, encore moins lorsqu’on éclate la capsule de secours au beau milieu du marché la plus fréquenté de l’univers. Vous aimez le poisson ? J’adore le poisson. Surtout cru, et en sushi. ». Nom de Dieu qu’il était bavard. Il ne canalisait pas le flot de parole, sans doute avait-il était retenu trop longtemps. Ou alors un contrecoup de sa joie quant à une potentielle nouvelle découverte.

L’un comme l’autre, cela ne changeait rien. Le fou l’avait emmené, ou du moins trainé, jusqu’à un lieu bien plus vivable en matière de température. Pour elle, car pour lui, il s’en fichait. Il n’était pas spécialement sensible, tout comme il n’était pas frileux. Elle s’était dérobée de son bras comme une chose offusquée. Ce à quoi le brun avait répondu par un haussement de sourcil sans que les moindres mots ne traversent sa bouche. « Merci Monsieur ! De rien, ce fût un plaisir ! » avait-il fini par prononcer en se donnant lui-même la réplique qu’il n’avait pas obtenu. Le fou ne prêtait pas attention à ce qu’elle était en train de faire. Pas quand le marchand avait fait part de son désaccord. Seulement quand elle avait déversé toute la glace pillée par terre pour s’allonger dedans. Le brun avait tourné son regard vers elle, ne ménageant pas une grimace de dégout face à ce spectacle. Elle se prenait pour un thon ? Pourtant, elle ne leur ressemblait pas. Pas de près en tout cas. Mad se mordait l’intérieur de sa joue pour se retenir de rire. Ridicule, c’était adorable ! Au moins, elle pouvait être sûr qu’il ne cherchera plus à la toucher pendant un petit moment. Il a beau aimer le poisson, l’odeur qui les accompagne ne l’attire pas vraiment. Elle avait cessé de se vautrer dans cette glace odorante, et elle s’était enfin décidée à se présenter. "Je suis la Princesse Shealeen, de la planète Nostra, souveraine en fuite de cet astre de glace. Et vous êtes ?".

Princesse ? Monarque ? En suite ? Nostra ? Beaucoup d’information en si peu de phrase. Beaucoup, mais pas assez pour lui. Il en voulait plus, il voulait en savoir plus. Sa tête eut un mouvement de recul quand elle s’était relevée. Il avait fait un pas en arrière et il avait plissé brièvement le nez. « Un fuyard ». Le fou avait laissé ce mot en suspens. Il était soufflé, presque lent, mais remplit de sous-entendu sans aucuns doutes. Ses yeux s’étaient rivés sur l’étalage de poissons, et il restait béant. Sans doute cette espèce de saumon verdâtre qui lui donnait envie. Décidément, ses génomes d’homme-chat posent bien des soucis. Surtout concernant sa tenue. Il avait piqué un morceau, ne pouvant résister à l’envie d’y gouter. Il y avait un léger gout de menthe, c’était étonnant agréable ! Il s’attendait plutôt à avaler un morceau de plutonium condensé, mais pas du tout en faites. Il avait léché ses doigts pour les nettoyer. Le silence commençait à devenir pesant, autant le combler. « The Madman, la personne qui peut potentiellement vous sortir de ce guêpier. Cependant, je n’aide personne, ça m’ennuie. Encore moins une princesse en pleine crise d’adultère. Donnez-moi une bonne raison de vous emmener à bord de mon vaisseau et de vous aider à leur échapper ? » A la fin de sa phrase, il avait pointé du pouce l’horizon qui se trouvait dans son dos. Il avait entendu le bruit des pas et de la course effréné de ces fameux gardes. Si bien que pile au moment où il avait fini sa phrase, le troupeau de poursuivant venait d’arriver. « Oh ! Dommage ! Temps écoulé ! J’ai encore trop parlé. Nous parlons définitivement trop ! Hein, nous parlons trop ? Oui-oui, beaucoup trop… J’ai dit crise d’adultère ? Allons-nous en d’ici ! ».
Il n’avait plus le temps de perdre … du temps justement. Le fou avait fait un pas en avant, puis un pas en arrière et de nouveau un en avant. Il ressemblait à quelqu’un de ivre qui ne trouvait pas son équilibre, mais pourtant il avait bien toute sa tête. Enfin si on ne s’attarde pas sur certain détail. Il avait sortis son sonique de sa poche de jean. L’instrument avait émis un petit crissement avant qu’une moto sur un étalage ne se mette en route et barre la route des poursuivants. Il avait attrapé sa main, l’embarquant de nouveau. « Shealeen, c’est ça ? Enchanté ! Mad ! » Fin des présentations en pleine course poursuite : original.


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Message() Mer 28 Mar - 17:49



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Vautrée dans le lit de fortune des poissons du marché d'Akhaten, la princesse Shealeen sentait son corps se réchauffer. Une douce sensation de réconfort l'emplissait alors que sa peau craquelée reprenait une couleur normale pour une habitante de Nostra. Comprendre le fonctionnement de son métabolisme n'était pas simple, elle possédait un corps de glace qui craignait fortement la chaleur, mais son intérieur lui, devait toujours conserver un soupçon de chaleur corporelle afin que ses organes -vitaux ou non- ne gèlent pas avec le reste de son corps. Sur Nostra, il n'y avait aucun risque car aucune source de chaleur existait, cependant, ici, sur cette planète qu'elle ne connaissait pas, tout était hostile. Allait-elle être en danger dans tout l'univers ? Serait-elle obligée de se balader uniquement sur les astres de glace? L'homme qui l'accompagnait la dévisageait d'un air quelque peu écoeuré... Elle ne pouvait que le comprendre, l'odeur de poisson était nauséabonde, pourtant, si elle avait tenu à garer sa dignité, sans doute que Shae aurait simplement fondu à côté de la chaufferie.

L'homme l'avait tiré jusqu'à l'étale de poisson tout en déblatérant ces quelques phrases « Des gardes, des époux, peu importes ! Vous êtes en train de vous liquéfier sur place. Et si jamais vous vous posez la question, oui je sais d’où vous venez. Du moins, la base. Le principal. Les notions sur votre espèce… Vous ne passez pas inaperçus, encore moins lorsqu’on éclate la capsule de secours au beau milieu du marché la plus fréquenté de l’univers. Vous aimez le poisson ? J’adore le poisson. Surtout cru, et en sushi. ». La princesse aurait sans doute rit vis à vis de ces paroles, cependant, l'état critique dans lequel elle se trouvait ne prêtait pas à rire. La princesse s'autorisa un instant de répit, les yeux clos, elle sentait son coeur battre à une folle allure dans sa poitrine. Elle venait de frôler la mort et la peur la paralysait. Elle ne pouvait cependant faire demi-tour, c'était tout ce que son époux attendait. Elle, elle voulait s'envoler loin de sa planète, découvrir les environs, nouer de nouvelles alliances, apprendre et se cultiver.

L'homme n'avait pas sourciller lorsque Shaeleen s'était présentée comme étant la souveraine de Nostra. Il semblait d'ailleurs assez bien informé sur les êtres de glaces qui habitaient cet astre, la jeune femme était pourtant persuadée que son peuple passait plutôt inaperçu au sein de l'univers. Ils étaient reclus sur leur planète, n'avaient pas vraiment d'accord commerciaux et n'étaient pas sociables. « Un fuyard » avait-il déclaré lorsqu'elle lui avait retourné la question. La curiosité de la princesse était piquée. Elle voulait en savoir plus sur cet homme dont l'apparence ne laissait rien deviné. Il était de sexe masculin, c'était un fait, mais rien ne pouvait lui indiquer l'espèce à laquelle il appartenait. Elle l'oberva un moment, détaillant les moindres traits de son visage, mais surtout, ses yeux dans lesquels brillait une étrange agitation. Il semblait joyeux, excité à l'idée de rencontrer une nouvelle personne. Ou simplement fou... Shea n'aurait su le dire. Si elle l'avait écoeuré en s'allongeant dans la glace pillée, ce que l'homme fit par la suite lui donna à son tour la nausée. Il venait de piquer un poisson sur l'étale et de croquer à pleine dent dedans. La princesse ne put s'empêcher d'esquisser une grimace accompagné d'un sourire amusé.

Elle s'était finalement relevée et l'observait de toute sa hauteur, même si l'homme la dépassait d'une bonne tête. Il semblait avoir apprécié son repas de fortune et reposait à présent ses yeux sur la princesse. « The Madman, la personne qui peut potentiellement vous sortir de ce guêpier.» avait-il ajouté afin de briser le silence gêné qui s'était installé.  «Cependant, entama-t-il de nouveau,  je n’aide personne, ça m’ennuie. Encore moins une princesse en pleine crise d’adultère.» Shealeen lui jeta un regard irrité. Il n'était pas question d'adultère dans sa fuite, absolument pas. Elle avait accepter de se donner à Deckim, bien qu'aucun sentiment amoureux ne les unissent. Elle ouvrit la bouche pour lui donner une répartie singlante, mais déjà, The Madman s'était remis à parler.  « Donnez-moi une bonne raison de vous emmener à bord de mon vaisseau et de vous aider à leur échapper ? » De nouveau, elle s'apprêtait à répliquer mais déjà, les pas affolés de ses gardes se faisaient entendre dans la direction de son bienfaiteur indiquait du bout du doigt. Contrariée, elle ne put s'empêcher de croiser les bras sur sa poitrine, la mine renfrognée, un air boudeur sur le visage. N'allaient-ils jamais cesser de la poursuivre? Et cet homme, ne s'arrêtait-il jamais de parler ?

« Oh ! Dommage ! Temps écoulé ! J’ai encore trop parlé. Nous parlons définitivement trop ! Hein, nous parlons trop ? Oui-oui, beaucoup trop… J’ai dit crise d’adultère ? Allons-nous en d’ici ! ». Deckim et les gardes se trouvaient à présent au niveau de la princesse, elle jeta un oeil assassin au fou lorsque celui-ci déblatera de nouveaux propos vis à vis de l'adultère. « Cessez donc de parler d'adultère !  s'écria-t-elle d'une voix cristalline, il n'a jamais été question de cela !» jetant un coup d'oeil par dessus l'épaule du fou, elle vit la mine dépitée de Deckim. « Pitié non, ne crois pas ce malade. Je ne fuis pas pour quelqu'un d'autre. Je t'en pris, crois m...  » la fin de sa phrase fut couverte par le bruit d'un engin à moteur qui venait de débouler devant les poursuivant, la princesse ne doutait pas une seconde que Mad en soit à l'origine. Celui-ci lui attrapa de nouveau la main et la tira dans une autre direction. De sa main libre, la princesse créait des piques de glaces qu'elle laissant dans son dos afin de ralentir Deckim et les gardes. Son coeur s'était de nouveau emballé, elle était essoufflée.  « Shealeen, c’est ça ? Enchanté ! Mad ! » acheva-t-il finalement.

La princesse hocha délicatement la tête, elle s'attendait à ce qu'il utilise son titre pour s'adresser à elle, mais cela était sans doute trop demander pour un tel homme. Un léger sourire s'était dessinée sur ses lèvres, cette histoire s'avérait finalement assez drôle. Reprenant son souffle et son sérieux, elle entreprit de poser quelques questions à cet homme. « Vous m'aidez, finalement  ? Où se trouve votre vaisseau ? Où allons-nous ?   » la course était de plus en plus effrénée et semblait sans fin, Shealeen s'épuisait à lancer des stalagmites, elle jugea qu'il était plus saint d'arrêter de gaspiller son énergie vitale. « Ne pouvons-nous pas ralentir? Nous les avons semer...   » voyant qu'il n'arrêtait pas sa course, elle tira sur la main qui tenait toujours la sienne « Je vous en prie, dîtes moi ce que nous faisons ! » la princesse ne voyait aucun vaisseau dans les parages. Le marché d'Akhaten était plein de choses qu'elle ne connaissait point, elle se mit à douter que cet homme possède un vrai vaisseau. Peut-être tentait-il en fait d'enlever la princesse contre une rançon... Une pointe de panique se créa en son coeur.

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Message() Jeu 5 Avr - 17:35



The Madman & Shealeen Nostra
Fly Away
Le marché d'Akhaten, fuite de Shealeen.


Il n’avait aucune idée d’où il allait et ce qu’il faisait. Il était seulement en train de faire semblant de savoir et de tout prévoir. Car, il faut savoir que cet homme improvise beaucoup. Pour ne pas dire énormément. Que son esprit tournait à cent à l’heure pour inventer des plans tout aussi acadabrantesques les uns que les autres, mais c’est ce qui lui plaisait. C’est ce qui donnait le goût de l’aventure dans les situations cocasses, ce petit moment de latence où on ne pouvait que compter sur l’instant pour savoir par où se diriger. Si c’était la bonne direction, ou non. Allait-il sur la bonne route ? A voir cette étrange princesse se vautrer dans de la glace puante, il en déduisait que oui. Il parlait, parlait, parlait, encore et encore, sans savoir s’arrêter. Ce n’était pas de sa faute paraît-il, les Seigneur du Temps ont cette sale maladie. Qu’on le pardonne de se montrer aussi bavard, il faut le comprendre. Depuis le temps qu’il voyageait en solitaire, depuis le temps qu’il parlait aux murs dans son vaisseau, aux pages blanches de son livre, avoir quelqu’un de bien vivant qui l’écoutait -et qui avait le courage de le supporter un tant soit peu-, cela lui procurait le plus grand bien. Il déblatérait des suppositions, il énonçait des théories sans réfléchir à l’impact de ses mots. Une crise d’adultère avait-il dit ? Il ferait mieux de l’écouter avant de parler. Même si cela y ressemblait beaucoup, même s’il était brillant, il avait, comme le reste de son espèce, ce fâcheux défaut d’être trop égocentrique pour comprendre la nature des relations.

Il goûte un morceau de poisson distraitement, laissant ses instincts féliniques parler à sa place. Il se présente vaguement, sans aucuns détails. Un fuyard, il n’était pas si différent qu’elle en matière de situation. Il avait lui-aussi fuit sa planète, fuit les ordres, fuit la guerre, cela faisait-il de lui un lâche ? Il préférait être lâche plutôt que de réaliser ce qu’on attendait de lui, à savoir exterminer. Car il était loin d’avoir la dégaine d’un exterminateur, aussi étrange était-il. Il préférait la vie, il préfétait les mots, il préférait la sociologie et les morts ne pouvaient pas lui apporter sa dose quotidienne de curiosité et de savoir. Alors, à l’heure actuelle, la princesse de Nostra était une curiosité. Une motivation pour l’aider. Les gardes suivis d’un jeune homme les avaient retrouvé et les voici, face-à-face, à tenter de rendre des comptes. Tenter car le fou n’écoutait que d’une oreille. « Pitié non, ne crois pas ce malade. Je ne fuis pas pour quelqu'un d'autre. Je t'en pris, crois m...  » Il ne lui avait pas laissé le temps de finir, ils étaient pressés non ? En la voyant courir, chercher ses mots et tenter de s’expliquer, c’est ce qu’il avait compris du moins. Le brun ne semblait pas blessé par les propos de la demoiselle, pusiqu’il continuait de sourire. ”Mais je ne suis pas malade, je vais très bien. Je suis en pleine forme !” avait-il annoncé avec une immense esquisse. Il allait parfaitement bien selon lui, il pétait le feu même.

Cela se voyait dans sa gestuelle, dans sa posture et la tonalité de sa voix. Elle était enjourée, elle était pressée, elle était démente. Tout comme cette lueur dans son regard verdoyant. Il piétinnait presque sur place, impatient de repartir. Jusqu’à ce qu’il craque, jusqu’à ce qu’il l’embarque. Il la traînait, la poupée de glace. Il était bien trop sur le pas-de-course pour avoir envie de lui expliquer. Et puis, elle n’avait plus d’excuse, elle s’était refaite une beauté polaire. La preuve était qu’elle parlait encore, qu’elle posait des questions. Quiconque posait des questions prouvait qu’il était en bonne santé. « Vous m'aidez, finalement  ? Où se trouve votre vaisseau ? Où allons-nous ?  » Il ne voulait pas faire attendre la réponse, parce qu’ils n’avaient pas le temps. Ou bien parce qu’il n’avait pas envie tout simplement. Alors presque au tac-au-tac, le temps d’une respiration, il avait repris. ”Vous posez beaucoup de questions à un malade. Oui je vous aide. Mon vaisseau de ne se trouve plus très loin, je l’ai laissé dans une ruelle près de la place centre. Où allons-nous ? Je n’en sais rien. On avisera une fois qu’on sera à l’abris dans mon TARDIS !” De nouveau, ce ton enjôleur, ce sourire taquin et cette enfantillage dans sa voix. Il fallait s’arrêter, elle était épuisée. Non il n’avait pas envie de s’arrêter, mais il avait fini par y être contraint en sentant sa main être tirer. « Je vous en prie, dîtes moi ce que nous faisons ! » ”On court” avait-il aussitôt, jugeant la question stupide après sa première réponse. Mais en la voyant haletante, il avait relâché son emprise et le fou s’accorda le droit de la laisser respirer. Il la regardait de haut-en-bas, sa curiosité, sa trouvaille, et son visage s’était nappé d’une certaine douceur et d’un calme illusoire car difficile à tenir pour lui. Lorsqu’il prenait ce faciès, ses grands yeux émerveillés reprenaient leurs tristesses habituelles, leurs amertumes, et il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas ne pas s’en rendre compte, il n’aimait pas que ceux qui le regardent deviennent aussi triste que ce visage véritable derrière la carapace démente.

Il avait jeté un oeil derrière elle, et il n’y avait personne. Il aurait été stupide de l’épuiser d’avantage, alors autant écouter son épuisement et marcher. Il avait glissé ses mains dans les poches de son pantalon aussi noir que sa tignasse, reprenant : ”Nous ne sommes plus très loin, et il n’y a aucune raison de se précipiter maintenant. Le temps qu’ils nous rattrapent, nous serons déjà partis.” avait-il dit avec sérénité. ”Tu viens ?” Une consigne, un appel, tandis qu’il avait bifurqué dans cette fameuse ruelle énoncée un peu plus tôt où une cadillac noire attendait depuis le début. La machine avait ronronné bruyamment en voyant son maître revenir et il avait ouvert le coffre menant à l’intérieur du TARDIS. ”Après vous.” disait-il tout simplement en désignant de la main l’entrée pendant que son regard sonder l’entrée de la ruelle pour prévenir un quelconque danger.

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