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 Wait, what are you doing ? | Zephyr O'Brian

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Message() Sam 6 Jan - 20:03

Zephyr O'Brian
carte d'identité

surnom : Officiellement aucun, mais ça n'empêche pas certaines personnes de m'attribuer des noms ridicules. Sinon vous pouvez m'appelez Docteur O'Brian ϟ âge : J'ai attend l'âge de 42 ans. ϟ date et lieu de naissance : Je suis né le 3 juillet 1975, dans une clinique privé de Liverpool ϟ situation professionnelle : Je travaille pour Scotland Yard en tant que psychologue, et de temps à autre je dois accompagné un certain fou dans ses pérégrinations spatio-temporelles. ϟ situation civile : Divorcé. Je suis fautif dans l'histoire je le reconnais. ϟ affiliation : Je suis un observateur neutre - même si par principe j'ai tendance à me mettre du côté de Mad. feat : David Tennant

Zephyr a une incroyable capacité : il peut avaler des litres de café et de thé sans jamais être surexcité. En réalité s'il n'a pas une dose minimum de caféine dans le sang, il est hors service. ϟ Il pourrait dormir des heures si on lui laissait l'opportunité, un contraste avec sa jeunesse où il pouvait ne dormir que quatre par nuit. ϟ Il est toujours très bien habillé, sauf quand Mad l'entraîne dans une course-poursuite quelconque. Par contre il aime se mettre à l'aise quand il est chez lui, tant pis pour ceux qui lui rendraient visite à l'improviste. ϟ Il aime toucher les objets qui l'entoure, et doit faire un effort de volonté pour garder ses mains pour lui. Du fait il adore les nouvelles technologies, les tester, voir comment ça marche, découvrir ce qu'il peut en faire. ϟ En matière de musique, il est éclectique, et peut aussi bien écouter du classique ou que du métal ou encore des chansons à textes.



Zephyr est une personne qui a plus d’une facette, mais surtout quelqu’un qui a beaucoup évolué. Jeune c’était plutôt un artiste un peu rebelle et un peu têtu. Puis il est devenu quelqu’un de téméraire, au service des autres, quitte à y laisser des plumes. Maintenant c’est un type trop sérieux qui ne rajeunit pas. C’est en tout cas la façon la plus rapide de le décrire.
Au premier abord, on a affaire à un homme réfléchi, observateur et à l’écoute, qui sait toujours trouver les bons mots. Ses études de psychologie et son empathie naturelle au service de la compréhension des esprits qui l’entoure. Posé et prudent il est donc plutôt prévoyant, il n’aime pas se confronter à une situation à laquelle il n’est pas préparé. Il aime contrôler et diriger, pour satisfaire son côté calculateur, perfectionniste et consciencieux.
Dans le cadre privé pourtant, il n’a plus rien du beau-parleur sérieux, patient et précis dans son travail. Il devient quelqu’un de paresseux, errant sans gêne dans son peignoir, un peu rêveur et maladroit aussi, comme si toutes ses qualités de psychologue et ancien policier de terrain restaient dans son costume repassé et qu’il ne restait rien d’autre qu’un feignant.
Et pourtant, même cet air négligé cache autre chose, de beaucoup plus enfoui en lui. Ces qualités qui faisaient de lui un artiste déterminé, un gardien de la paix courageux. Sa passion, son goût pour l’aventure par exemple, qu’il croit être mort, avec sa sœur mais aussi plus tard avec sa carrière dans la police. Quant au séducteur attentionné et généreux, cela fait un moment qu’on ne l’a pas vu. Et pourtant tout est là, transparaissant parfois à l’improviste dans son comportement, comme si une partie de lui attendait une bonne raison pour se manifester.

derrière l'écran

pseudo : Lulla(by) ou Svenja ϟ prénom : Lulla(by) (ah c'est pas mon prénom, z'êtes sûr monsieur l'agent ?) ϟ âge : Bientôt 25 ans ϟ pays, région : France, région parisienne (enfin formellement Ile-de-France) ϟ fréquence de connexion : On va dire en moyenne 300/365 jours. ϟ connaissance du forum : On m'a vilement tenté (pointe Mad du doigt) ϟ opinion du forum : Il est beau, le contexte est super, et si un truc ne me plait pas je le dirai de toute façon mdr ϟ éventuelle(s) suggestion(s) : Pour l'instant rien Wink ϟ petit mot de fin : fawn

histoire

3 juillet 1982
Cher journal,
C’est la première fois que j’ai un journal. C’est maman qui me l’a offert aujourd’hui. Aujourd’hui c’est mon anniversaire, c’est pour ça. Elle dit que c’est important d’écrire ce qui nous arrive pour s’en rappeler plus tard et prendre du recul. Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais si ça lui fait plaisir, je vais te raconter ma vie. Donc j’ai sept ans maintenant, et on a fêté mon anniversaire avec des amis d’école et ma petite sœur, Iris. Mon père n’était pas là, il travaillait comme d’habitude. Mais du coup, je n’ai pas eu de cours de piano aujourd’hui ! J’ai eu le droit à plein de cadeau, et on s’est bien amusé. Dommage que ce soit fini et que je doive dormir. Voilà c’est tout, bonne nuit journal !

17 Janvier 1989
Cher journal,
Cela fait plusieurs jours maintenant que tu ne mas pas vu. Pour cause, je n’arrivais pas à te confier ce que je ressentais, je ne savais même plus ce que je ressentais, mon cœur étant un magma d’émotions, de rage, de chagrin, de peur un peu, saupoudré d’un sentiment d’impuissance et de défaite. Ma mère est morte. Le simple fait d’écrire ces mots me serre le cœur. Mais je dois être fort. Parce que mon père m’humilierait autrement. « Soit un homme ! » qu’il dirait. Mais surtout je dois être fort pour ma sœur, pour Iris qui n‘a que onze ans, qui vient à peine d’entrer dans l’adolescence et qui a aussi perdu sa mère et son modèle. Bien entendu on ne peut pas compter sur le cœur de pierre de mon géniteur pour espérer lui montrer un peu de compassion et de l’aider à passer cette épreuve difficile. De toute façon je doute que lui-même ressente une once de chagrin. A-t-il seulement aimé ma mère un jour ? Ou s’est-il marié à Catherine Bower pour un intérêt qui m’échappe ? Même s’ils n’ont jamais montré la moindre discordance entre nous, je sais bien qu’il n’y a plus rien entre eux depuis longtemps. Qu’il n’y avait. La chute est toujours terrible, même dix jours plus tard, quand je m’attends à trouver ma mère dans la cuisine, dans le jardin ou encore assise au piano et que je réalise qu’elle ne s’y trouvera plus jamais. La maison semble tellement silencieuse sans elle. Peut-être parce qu’on a plus entendu le piano depuis son départ jusqu’à aujourd’hui. Je ne tenais pas vraiment à jouer, mais Iris m’a regardé avec ses grands yeux tristes et je ne pouvais pas lui refuser. J’ai laissé mes doigts glisser sur les touches, invoquant une mélodie triste qui m’a amené les larmes aux yeux. Les images de la veillée puis de l’enterrement ont défilé devant mes yeux, alors que me sœur s’était collé contre moi, un petit oisillon à la recherche de chaleur. Finalement j’ai fait l’effort de jouer un air gai, une des musiques favorites de notre mère. Je ne sais toujours pas ce que je ressens à ce sujet. Je suis trop fatigué pour y penser maintenant. Demain il faut encore que je fasse bonne figure, et que je sois là pour épauler Iris, et peut-être même qu’il faudra que je joue pour alléger la détresse de ma sœur. Cela me semble insurmontable pour l’instant, et pourtant il faudra bien que je le fasse. C’est sur ces mots que je te laisse, cher journal. Qui sait dans quelques années, peut-être que je relirais ces mots en me trouvant pathétique. Ce fameux recul dont tu es la clé.

23 septembre 1992
Cher journal,
J’ai vu le train arriver à toutes vitesses sur nous mais il n’y avait aucune fuite possible. Sifflement lointain de l’engin s’est manifesté en l’annonce d’un dîner en compagnie de notre père. Depuis la mort de Maman, il ne dine avec nous qu’à l’extérieur, pour faire bonne figure, ou lors des fêtes. Qu’il veuille passer plus de temps que nécessaire avec nous avait été de mauvais augure. Le repas s’est écoulé au son imaginaire des wagons se rapprochant sur les rails, inexorablement. Puis il a enfin décidé de lâcher la nouvelle. Il va se remarier. Nous allions avoir un frère. Je suis resté figé, incapable de bouger, sous la douleur du train lancé à tout allure m’écrasant. Ma fourchette est demeurée dans les airs, à mi-chemin entre ma bouche et l’assiette. De l’autre côté de la table, Iris a réagi vivement, s’extasiant sur le fait de devenir grande sœur. Parce qu’elle est un ange dans ce monde vil et sans cœur, elle n’a vu que le bon côté des choses. Pour ma part, une fois le choc passé, j’ai recommencé à manger. La nourriture avait un goût de poussières, et j’avais le ventre noué, mais je voulais donner l’impression de neutralité totale. J’aurais aimé dire que je n’entendais plus le train, mais le chuintement continue dans mes oreilles indiquaient le contraire. Puis les vautours commencèrent à m’épier, prêt à s’attaquer à mon corps sanguinolent. Mais je me suis contenté d’avaler mes bouchées automatiquement, jusqu’à la fin de mon plat, alors qu’un silence pesant s’est installé. Finalement mes yeux croisent ceux avides qui n’ont pas cessé de m’observer. Je n’ai pas demandé comment c’était arrivé, je n’ai pas hurlé de « Comment tu as pu lui faire ça ? Elle morte il n’y a que trois ans ! » alors que j’en souffrais d’envie. Non j’ai seulement posé des questions pragmatiques, du genre « Quand la future Mme O’Brian va emménager ? » ou « Quand le bébé doit naitre ? ».  A la fin du dîner, mon père m’a semblé très satisfait et mes poings m’ont démangé. A la place je me suis assis au piano, ma sœur venant me rejoindre, son contact m’apaisant. Nous ne nous sommes rien dit. Nous n’en avons pas besoin, nous nous confions tout et nous connaissons parfaitement, elle sait ce que j’ai dans la tête et dans le cœur. Alors je me suis mis à jouer, déversant toute ma colère et ma haine dans la musique, exprimant haut et fort ce que j’ai tu jusqu’alors. Maintenant que je suis plus calme, je peux partager ce que j’ai compris derrière les paroles arrogantes de mon père. La femme qu’il a mise enceinte – et qu’il doit par conséquent épouser – est une connaissance de travail, j’ai déjà entendu parler d’elle par le passé. En y repensant, je me demande s’il ne couchait pas déjà avec elle avant la mort de Maman. Peu importe au final, cette femme aura fini par s’imposer dans notre famille. Dès la semaine prochaine elle sera là, dans quelques semaines elle portera le même nom de famille que nous, dans quelques mois son fils, mon demi-frère arrivera. Enfin demi-frère. Il est encore trop tôt pour savoir le genre de l’enfant, mais je sais que mon père tient à un fils, un autre pour remplacer le premier qui ne correspond pas à ses exigences. Je peux presque l’entendre dire dans sa tête que c’est la faute de ma mère, trop imaginative, qui n’a pas su m’imposer des limites, qui m’a rendu trop sentimental ! Grand bien lui fasse qu’il se rattrape avec le dernier O’Brian à venir. Pour ma part j’ai du mal à le considérer comme étant de mon sang. Iris dirait que c’est mesquin. Mais ce n’est pas vraiment un choix de ma part, c’est ainsi, pour moi c’est un étranger à venir, rien de plus. Encore une fois mon géniteur se fiche bien de ce que nous pensons, il en fait qu’à sa tête, et nous n’avons plus qu’à subir. Mais je ne compte pas me laisser faire. Je saurais jouer à son jeu et lui faire regretter de nous considérer comme des objets à sa disposition. Je ferais mes propres choix, et de préférence à l’encontre des siens. Cette fois-ci, cher journal, la guerre est déclarée.

4 Juillet 1993
Cher journal,
Désormais je t’écris depuis les « bas-fonds » de Liverpool. Ce sont bien entendu les termes employés par mon estimé géniteur lorsque je suis parti de sa demeure, et donc du quartier résidentiel dans lequel j’ai toujours vécu. A vrai dire il n’y a rien à redire sur le quartier, certes pauvre, mais en réalité habité par la communauté estudiantine, dont je ferai partie, dès la rentrée prochaine. Parce que oui, je compte bel et bien suivre des cours de musique, quoi qu’en dise mon père. Et s’il croit que me couper les fonds me fera entrer à Cambridge dans le cursus d’économie qu’il m’a choisi, il se met « le doigt dans le fion » comme dirait mon colocataire. Ah oui, Thomas, en deuxième année d’études en litterature. On s’est rencontré lors d’une soirée il y a quelques mois. J’avais un peu bu je le reconnais. Nous avons pas mal discuté, et surtout je me suis pas mal plaint. Heureusement Tommy est un chic type et il m’a écouté sans sourciller. C’est même qui m’a proposé de devenir son colocataire et il m’a aussi trouvé un job si je voulais « quitter le joug de mon patriarche ». Quelques mois plus tard, c’est donc ce que j’ai fait, puisque O’Brian senior refuse de me laisser devenir pianiste comme je le souhaite. Ma nouvelle commence donc aujourd’hui, installé dans ce minuscule appartement, avec mon job de serveur dans un piano-bar où je vais jouer également les soirs. Il faut dire qu’il n’y pas la place ici pour un piano traditionnel, j’ai seulement un piano électrique pour m’entrainer. Du coup le piano-bar est un bon plan pour moi, même si le vieil instrument sur lequel ma mère m’a appris à jouer depuis mes quatre ans va me manquer. Mais ce qui va me manquer le plus, c’est Iris. Je lui ai promis qu’on se verrait toutes les semaines, et que j’appellerai aussi souvent que possible – aux heures où notre père ne serait pas là. Pas question que je l’abandonne bien sûr ! C’est ma seule vraie famille, et celle qui en plus a soutenu ma décision de quitter la maison pour mener ma vie comme je le souhaite. Le moment venu, je compte bien l’aider à en faire autant. Thomas m’appelle, je dois te laisser, nous allons à une fête ce soir, histoire de « célébrer dans les règles de l’art » mon anniversaire. J’ai dans l’idée que je vais me réveiller avec une gueule de bois demain. Mais c’est toujours mieux que la dispute qui a précédé mon départ hier. Bref, je te raconterai demain comment je vais me ridiculiser ce soir. Si je m’en souviens.

30 Mars 1995
Cher journal,
Iris est morte. Je ne sais pas comment l’écrire autrement. Déjà je l’ai écrit, c’est une avancée pour moi qui n’ait pas encore osé dire les mots à voix haute. Je me sens vide et froid, un fantôme dans un monde de bruits assourdissant et de lumière aveuglante. C’est tout juste si je mange, et c’est surtout parce que Thomas m’y force. Du fond ma douleur anesthésiante, j’ai conscience qu’il fait des efforts pour me garder à flots, alors même que je ne travaille plus, que j’ai abandonné les cours, et que je suis plus un poids qu’autre chose. Mais cette conscience ne suffit pas à me faire avancer, alors que je n’ai plus goût à rien. Pour moi la mort d’Iris il y a un mois – mon Dieu qu’il est difficile d’écrire ces mots – signifie que je n’ai plus de famille, mon géniteur, sa femme et leur fils n’ont jamais compté à mes yeux. Et ma chère sœur, disparue, alors qu’elle était partie s’acheter des sucreries, dans un braquage qui a mal tourné. Son tueur est en prison, mais qu’est-ce que je ne donnerais pas pour le tuer. Désormais cette idée est la seule qui m’anime d’un semblant de vie, rage tel un incendie de mes veines. Ma raison sait que ça n’arrivera jamais, mais ça n’empêche pas que mon cœur brûle de lui faire ressentir la douleur que je ressens.
Je peux sentir le regard de Thomas sur mon dos. Je suppose que me revoir écrire après tout ce temps sans te toucher doit le rassurer – ou peut-être l’inquiéter un peu plus. Le fait que je ne joue plus l’inquiète déjà bien assez. Mais je ne peux pas toucher de piano, pas sans penser à ma mère et ma sœur. Celles que j’ai perdues. C’est pour ça que j’ai abandonné aussi bien mon job que mes études. J’ignore ce que je vais faire. Me trouver un autre job pour commencer je suppose. Parce que Tommy ne va pas pouvoir payer le loyer tout seul. Tu vois, je fais des efforts pour penser au futur. Sans grand enthousiasme, mais c’est déjà un pas en avant. Je crois que je vais commencer par vendre mon piano électrique, ça fera déjà une rentrée d’argent. Oui, je vais faire ça dès demain tiens. Sur ce je te laisse, cher journal, il faut que je me reprenne un peu en main. Ne serait-ce que pour être digne des femmes qui ont le plus compté pour moi.

28 Mai 1999
Cher journal,
Je commence à sérieusement m’inquiéter. Pas à cause du mariage demain. Non je suis sûr de moi, j’aime Rachel et j’ai hâte de nous voir porter nos alliances. De toute façon je ne suis pas celui qui va faire demi-tour la veille du mariage, j’avais déjà pensé à toutes les implications quand je l’ai demandé en mariage. Non ce qui me rend nerveux c’est les rires de mes frères d’armes, et de leurs regards entendus. Je leur avais pourtant dit que je ne voulais rien d’exagéré. Je ne tiens pas vraiment à arriver avec une gueule de bois demain matin à la cérémonie bon sang. Mais je ne suis pas sûr qu’ils m’aient écouté. Et je sais aussi que je n’arriverai pas à vraiment leur en vouloir. Ils sont ma famille après tout. Plus que ce père auquel je n’ai pas adressé la parole depuis l’enterrement d’Iris, ni ce demi-frère à qui je ne me rappelle même pas avoir jamais parlé. Depuis que j’ai rejoint l’école de police, désireux de protéger les gens après ce qui est arrivé à ma sœur, mes camarades sont peu à peu devenir mes frères et sœurs, mes mentors sont devenus mes parents, et qui sait un jour les petits nouveaux seront comme mes enfants.
En attendant, je vais continuer à agrandir la famille en me mariant à la merveilleuse jeune femme que j’ai rentré il y a un peu plus de deux ans. J’ai envie d’être déjà demain. En prévision de mon mariage, Scotland Yard nous a laissé l’après-midi, à mon partenaire et moi, ce qui m’a laissé l’occasion de m’occuper des derniers préparatifs – vérifier que mon costume est repassé, que la voiture ne va pas tomber en panne, retrouver les bagues que mon partenaire et témoin a temporairement perdu. Maintenant mes autres collègues de la brigade d’intervention nous ont rejoint, je sens que je ne couperai pas à un enterrement de vie de garçon « digne de ce nom » comme l’a décrit mon supérieur. Je te laisse donc cher journal, et si je ne reviens pas, c’est que ma future femme m’aura tué, à cause des strip-teaseuses que mes amis auront fait venir ce soir.

19 Novembre 2007
Cher journal,
Les derniers cartons sont arrivés aujourd’hui. Entassés contre les murs de ce minuscule appartement, j’ai à peine la place de passer. De toute façon ce n’est pas comme si je fais grand-chose de mon temps. Je mange, je m’abrutis devant la télé, je dors, et parfois je jette un coup d’œil à mes anciens journaux. J’ai relu la première page du premier journal que j’ai écrit aujourd’hui. Il y a clairement un manque de style, un manque de profondeur aussi. Mais bon, ça date d’il y a vingt-cinq ans, on va dire que ça ne compte pas. Peu importe, relire ces premiers mots m’a replongé dans les souvenirs pendant quelques minutes, alors que la télévision diffusait un jeu quelconque. Notamment les mots de ma mère, que j’ai alors transcrit sur papier me sont revenus. Prendre du recul. Alors c’est ce que j’ai fait. J’ai repris mes anciens journaux et je les ai survolés, j’ai relu certaines pages, je me suis souvenu. Finalement je me sens assez idiot. Ce n’est pas une sensation agréable, mais je ne saurais pas dire si c’est mieux ou non que de se sentir coupable. Ce qui est sûr c’est que le mélange des deux me fait sentir comme une loque. En tout cas aux yeux de Rachel je suis un connard – et je peux difficilement lui donner tort. Non seulement il m’aura fallu trente-deux ans pour réaliser que je suis bisexuel alors qu’en réalisant mes journaux intimes c’est devenu plutôt apparent – et de noter au passage que mon colocataire quand j’étais étudiant était intéressé, ce cher Thomas dont je n’ai plus de nouvelles – mais en plus il a fallu que je le « découvre » en trompant ma femme avec un voisin. Même moi je trouve que je suis un connard sur ce coup. D’un autre côté, toute cette histoire est salutaire je pense. Mais si après huit de mariage, c’est triste de devoir divorcer, il faut reconnaitre que c’est sans doute mieux ainsi, et pour tout le monde. Et quitte à faire des changements radicaux dans ma vie, autant le faire avec une bonne introspection à la prime. De toute façon mon partenaire a prévu de m’aider à noyer ma culpabilité, et mon malheur en général dans l’alcool. On peut toujours compter sur ses camarades de Scotland Yard pour se saouler en toute occasion. Puis mon supérieur a ordonné que nous n’allions pas sur le terrain le temps que je me « remette » un peu de ma séparation avec Rachel. Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou non. Tiens mon portable sonne, je crois qu’il est l’heure pour moi d’aller boire un coup.

04 Octobre 2014
Cher journal,
Enfin, ça y est. Après des années d’études – et trente ans passés, faire des études avec des petits jeunots c’est bien fatiguant – je suis de retour à Scotland Yard. Etonnant vu comment j’ai maudit mon supérieur à l’époque de m’avoir retiré du service actif. Mais finalement je lui en suis reconnaissant, la brigade d’intervention n’était plus pour moi. Pourtant tu le sais bien que je considère Scotland Yard comme ma famille et que je ne me voyais pas couper les ponts avec mes anciens collègues. Me voilà donc de retour, en tant que psychologue. Bien sûr on s’est bien moqué de moi, mais j’ai l’habitude maintenant, je les connais, c’est la façon maladroite qu’ils ont de me montrer qu’ils tiennent à moi. En tout cas je suis heureux de pouvoir enfin être utile, même si ce n’est pas de la même manière qu’avant.
Je dois te laisser, mes anciens nouveaux collègues m’attendent pour aller célébrer mon retour – tu sais ce que ça veut dire de puis le temps, on va tous aller boire un coup.


Dernière édition par Zephyr O'Brian le Ven 12 Jan - 10:31, édité 9 fois
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Message() Sam 6 Jan - 20:11

J'fais un seul et unique scénario, histoire d'inaugurer la session à la préouverture et pouf ! Tu cèdes quoi. Cette faiblesse, j'ai un fan-boy ? seducteur
En tout cas, je suis trop content que tu l'ais pris, mon petit binoclard. C'est mon petit Zeph' la première fiche postée, omg !! JE MEURS JPP coeur coeur cutest cutest

On va faire de grande chose toi et moi. Si grande que tu vas pas avoir le temps de souffler mon pauvre et que tu vas regretter d'avoir monter dans mon vaisseau socute

J'te souhaite bien du courage en tout cas pour cette fiche, puisses la force être avec toi potté on fera des mini-timelord dans le vestibule  fawn
i'm only human
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Message() Ven 12 Jan - 10:55

Nan mais tu le sais que je suis faible, trop faible Arrow Puis j'aime RP avec toi hug2
Par contre c'est pas rassurant le coup du je vais regretter d'être venue wut
Et je te préviens, c'est pas moi qui les porte les mini-timelords ! (et pourquoi dans le vestibule ? Il y a pas de lit dans ton Tardis ? )

loove loove loove
administrateur
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Messages : 577
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Message() Ven 12 Jan - 12:23

bienvenue sur WWTW

Brillant, molto bene ! Tu fais maintenant officiellement partie des nôtres !

T'es trop mignon, moi aussi j'aime rp avec toi  
Et ok, j'me porte volontaire pour les porter, mais tu devras me supporter, t'es sûr que tu veux ça ?  socute (parce que le vestibule, c'est sexy. Et que je sais plus où j'ai foutu ma chambre, j'y passe tellement peu de temps gnoe)
J'ai rien à redire sur ta fiche, tu as bien cernés le bonhomme, et tu lui as même donné le petit côté mignon de Waston que j'attendais. Donc je n'aurais qu'une chose à dire : allons-y !
coeur

Tu as passé le cap de la validation, félicitation à toi ! Tu peux dorénavant en profiter pour enregistrer ton poste si tu es à Torchwood, et demander un lieu ou une habitation.
Si tu as envie d'être parrainé, chouchouté, viens par-ici pour qu'on te prenne sous notre aile.
Tu as fais le plus important et comme la zone RP t'es ouverte, tu peux partir a la chasse aux liens mais aussi te créer une petite fiche de rp !

Sinon, passes nous voir du côté de la chatbox et viens faire un tour dans le flood. Et si un jour tu te sens trop seul(e), n'hésite pas a faire un scénario qui attirera un petit nouveau.
Amuse toi bien parmi nous ! Et... Allons-y !
i'm only human
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Message() Ven 12 Jan - 12:27

Depuis quand j'ai le choix de te supporter ou non wut ? Bon dans le pire des cas, je suppose qu'il y mon lit à moi écoute. Et content que mon interprétation te plaise ** (puis avec les ressources de l'avatar, ça aurait dommage de ne pas exploiter le côté mignon hihi).

Merci de la validation coeur coeur coeur coeur coeur
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