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 SEPHIROTH ❅ Can't stop

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i come from space
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Message() Mer 28 Mar - 21:38



Sephiroth & Shealeen
Can't stop
Planète Terre, Londres. 2018


S'adapter à la vie sur Terre avait été une sacrée affaire pour Shealeen. Madman lui avait gentiment prêté un filtre de perception afin que les terriens ne la voient pas sous sa forme réelle. A présent, elle ressemblait à une jeune humaine banale, seuls ses cheveux d'un blond presque blanc étaient étranges. Malgré ses nombreuses lectures à propos de la planète Terre, la princesse de l'astre de glace avait de nombreuses lacunes. Leur culture était différente, leur technologie aussi. Celle-ci n'était pas particulièrement avancée, cependant, les humains possédaient pour la plupart un étrange engin qu'ils nommaient "téléphone portable". Pas plus grand qu'une main, l'objet servait à se connecter sur une large base de donnée nommée "internet" mais aussi à communiquer de façon visuelle ou auditive avec d'autres engins de la sorte, c'était la façon le moyen de communication principal sur Terre. Aussi, de larges écrans  étaient disposés un peu partout avec son et image, on y voyait des programmes TV mais aussi des publicités. Ce concept était inconnu à Shealeen.

En bref, lorsque Madman l'avait laissé à Londres, la princesse pensait pouvoir aisément s'en sortir, prenant appuie sur ses connaissances à propos de cette planète. Mais les peuples qui y vivaient étaient extrêmement différents et les humains évoluaient assez rapidement et radicalement. Tout ce qu'elle savait se plaçait dans un contexte plus "historique", elle avait des connaissances sur l'Angleterre à la Renaissance... de fait, arriver en 2018, dans l'ère moderne, était un nouveau casse tête.  Trouver un logement fut plus compliqué qu'elle ne le cru. Shea n'avait jamais eut à fournir le moindre effort, tout était fait à sa place, alors comprendre le sens de leur monnaie pour acquérir un appartement avait sans doute été la tâche la plus difficile pour elle. D'ailleurs, la jeune femme n'avait pas réellement de logement, elle vivait chez un jeune homme un peu bohème qui avait accepté de l'héberger sans contre partie. Cela était louche, elle le savait, mais de toute évidence, c'était la meilleure solution pour elle. L'homme ne semblait pas pauvre, du moins, il ne lui avait pas dit. Bien au contraire, il avait poussé Shea a se balader dans les rues de Londres et parcourir les boutiques, s'acheter ce qu'elle désirait...

De fait, c'est ce qu'elle s'évertuait à faire ! Munie d'un petit sac dans lequel se baladaient de nombreux billets vert, Shealeen trônait dans de petite bottines en cuir et une jean slim assez moulant, son haut était plutôt simple, un petit pull rose pâle qui sied parfaitement à son teint. Elle ouvrit la porte d'une boutique joliment décorée et découvrit avec bonheur d'autres vêtements qui lui plaisaient. Sans doute commençait-elle à se passionner pour la mode londonienne. Les vêtements qu'elle devait porter au palais de Nostra n'avait pas choisi par elle-même, cette liberté était une réelle bouffée d'air frais. Les humains étaient cependant étranges, et assez mesquin, elle avait pu le constater à ses dépends. Shealeen possédait certes un fort caractère, elle était innocente et naïve sur cette planète toute nouvelle. Ses yeux brillaient d’excitation à chaque fois qu'elle découvrait une nouvelle chose, et il fallait dire que des choses inédites: elle en voyait ! C'était le paradis à ses yeux.

Enfin, presque. Le paradis aurait été plus froid si elle avait pu le choisir. Le climat de Londres était tempéré, la pluie tombait régulièrement sur son corps de glace, même cette sensation était neuve. En effet, sur Nostra, la pluie ne tombait pas: elle gelait immédiatement ou devenait de la neige. Il lui fallait, de fait, se concentrer un peu plus pour empêcher son corps de geler les petites goûtes des nuages. Son attitude était sans aucun doute étrange et parfois ridicule, mais Shea tentait de ne pas y penser. Elle appréciait cette nouvelle vie qu'elle menait, mais trouvait celle-ci bien solitaire... parcourir l'univers, oui, mais pas seule. De toute façon, maintenant que Madman s'était envolé pour d'autres contrées lointaines, elle n'avait plus aucun moyen de transport. Cette idée l'angoissait.

La princesse soupira, elle quitta la boutique, les bras pleins de sacs contenant de jolis vêtements et s'adossa à un mur dans une ruelle à l'écart de la foule londonienne. L'ombre de la rue lui permit de refroidir son corps, elle ne voulait pas risquer de fondre devant tout ces gens. Les humains n'étaient pas vraiment au courant de l'existence d'autres formes de vie dans l'univers. Ils étaient imbus d'eux-même et persuadé d'être le centre de leur galaxie. La princesse sourit doucement, attendrie par l'idée que les terriens n'étaient encore que des jeunots dans la découverte des étoiles. Elle passa une main lasse dans sa chevelure qui commençait à repousser, fixant les nuages noirs qui avançait dangereusement vers elle. De nouveau, la pluie allait s'abattre sur Londres...


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Message() Jeu 5 Avr - 18:19



Sephiroth & Shealeen
Can't stop
Planète Terre, Londres. 2018


Depuis combien de temps ? Tu te posais la question. Combien de temps s’était écoulé depuis que tes circuits avaient reçu leur dernière décharge. Ta tête te lançait constamment, mais tu ne disais rien. Tu te contentais de garder le silence, de souffrir dans un mutisme absolument, presque non-naturel. Tu essayais de te souvenir de tes dernières images. Tu cherchais dans les archives implantées dans ton cerveau, des photos et des vidéos qui pourraient t’aider à y voir plus clair mais il n’y avait absolument rien. A croire que ta cryogénisation avait endommagé les fichiers au point d’être illisibles. Tu avais soulevé tes cheveux avec un geste naturel, insérant l’une de tes cartes mémoires dans le support prévu à cet effet. Cela faisait une semaine que tu t’étais enfuis du complexe. Tu avais l’air d’un souillon avec tes habits imbibés de sang, si bien que tu avais fais une entrée fracassante en entrant à Scotland Yard. Ils te prenaient pour un tueur -et ils n’avaient pas tout à fait tord- avec ta dégaine, et cela avait été délicat de leur expliquer ta situation. Ce n’était que des humains, une race aussi stupide et mystérieuse d’après ta base de données. Tu ne te souviens même plus que tu en faisais partie autrefois, est-ce que cela fait de toi le plus stupide des êtres humains ? Si bien sûr, on peut prétendre te désigner encore ainsi … Cependant, en attendant du renfort, il avait bien fallu que tu t’adaptes et que tu passes à travers les mailles du filet. Alors, tu avais calculé tout ce qui était nécessaire de savoir sur cette espèce. Leurs habitudes de vies, leurs coutumes, leurs traditions. Tu avais même fait l’effort de troquer ton uniforme en cuir habituel pour une tenue plus basique. Ce n’est pas le plus étonnant venant d’un mercenaire intergalactique. Tu avais même pris une colocation. Ne serait-ce que pour avoir un lieu sur lequel revenir dès que tu aurais fini ta ronde. Tu n’étais pas le plus bavard des colocataires. Et encore moins celui à qui il fallait faire confiance. Cette jeune femme avait eu l’air tout aussi perdue que toi, et sa manière de s’extasier d’un rien t’avait rassuré sur un point : tu allais être tranquille. Elle allait sûrement être trop occupé à s’émerveiller de Londres au moindre coin de rue pour s’intéresser à toi. Tu ne t’en plaignais pas, au contraire. Tu pouvais ainsi bricoler et te recharger aussi souvent que tu le souhaitais tant ses absences étaient régulières. Cependant, la pause avait été de courte durée. Un énième branchement, dans ce quotidien trop morne, et la voilà. Ta décharge tant attendue, le signe que ton supérieur ne t’avait pas oublié dans cette déchetterie terrienne. Tu n’hurlais plus à force, tu avais pris l’habitude. Elle était sortie, et toi tu étais seul. Enfin, pas tout à fait. Tu écoutais cette transmission qui te parvenait depuis les étoiles. Ton oeil synthétique était la seule preuve visuelle qu’un enregistrement crypté était en train de se réaliser au coeur même de ton corpus cérébral rafistolé. Un simple “A vos ordres” avait traversé ta bouche et voilà que tu avais ressortis ton uniforme. Adieu, stupide veste et stupide jean trop banal, bonjour armure légère et révolver laser. A croire qu’il l’avait fais exprès de te laisser sur Terre, puisque ta cible n’était autre que ta colocataire. Un ordre venant du seigneur de Nostra dont tu avais très peu d’informations. Mais à quoi bon, c’était une affaire entre les grands, toi tu n’étais que la main exécutrice. Tu ne voulais pas t’attarder sur les détails. Tu étais sortit par l’issue de secours pour te rendre directement sur les toits. Cela se saurait si toit qui a côtoyé les étoiles, tu aurais peur de la hauteur. Tu en avais même profiter pour faire prendre l’air à cette appendice en métal en forme de queue de diable par question de confort. Celle qui te servait autant d’armes que de balancier sur les toits du monde de Londres. Tes yeux cherchaient ta cible, et tu n’étais pas étonné de la voir sortir d’un magasin. Il paraît que c’est une coutume récurrente chez le genre féminin. Tu avais attendu qu’elle s’isole tout en changeant régulièrement de position pour ne pas attirer les regards. Puis, cette sotte s’était coulée dans une ruelle, c’était Noël avant l’heure pour toi. L’orage avait fini par éclater et la pluie commençait à tomber. Cela ne t’avait pas empêcher de lui tomber dessus. Tout était allé très vite. Tu avais sauté de l’escalier de secours du troisième étage pour la faire tomber à terre dans ton élan. Une roulade habile, et te voilà de nouveau sur tes deux jambes, tes mains t’aidant à reprendre équilibre avec le contact du sol. Tu t’étais redressé, et tu avais bondis pour te glisser derrière elle et saisir ses poignets. Tes mains en guise de menotte, la lame de ta prothèse bionique était venue se plaquer contre son cou, prête à trancher la jugulaire si nécessaire. Ce n’était qu’une menace, puisque le commanditaire avait bien insisté pour qu’elle soit ramenée vivante. Ça ne t’empêchera pas de la blesser cela dit si elle se montre un peu trop téméraire avec toi.

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