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 (zephyr) long time no see

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Message() Mer 14 Mar - 15:54


long time no see
zephir et sephiroth

« There's nothing wrong with being a loser, it just depends on how good you are at it. »
Des alarmes résonnent à travers les couloirs, tu as provoqué un beau raffut. Pourtant, tu ne vacilles pas. Tu te contentes de continuer tout droit. Tu songeais à le remercier, cet étranger bien habillé. Il devait avoir une part sombre bien caché pour faire appel à tes services au point de te libérer de ta prison de glace. D’ailleurs, où étais-tu ? Tu n’en avais aucune idée et il avait fallu attendre que tu brises une fenêtre pour t’échapper et quelques escaliers de secours empruntés pour atteindre les toits de cette ville et ainsi, avoir une vue panoramique. Tu avais mal à la tête, mais tu ne laissais rien transparaître. Ton appendice en métal demeurait stable, tout comme ton calme, derrière toi et tu avais fini par te redresser pour surplomber Londres à en juger par Big Ben et la grande roue. Tu attendais que ton œil ait fini d’étudier les voitures, les bâtisses, le moindre détail qui pourrait te donner un indice sur la temporalité exacte et tu avais vacillé quelques secondes à cause de la surprise. Comment étais-tu arrivé ici ? 2018, c’était si … tu ne savais pas. Tu avais ramené ta main gantée d’une mitaine en cuire près de ton visage pour poser deux doigts contre ton front. Tu réfléchissais, tu essayais de trouver dans tes poussiéreux souvenirs. Tout ce qui te venait en tête, c’était un damier, et un gilet jaune. Tu n’obtiendras rien depuis ce toit, aussi tu avais fini par descendre de manière agile, apparaissant sur le trottoir comme tombé du ciel. Tu avais effrayé quelque patient, mais ça n’avait rien évoqué chez toi hormis plus de questions. Puis tu repensais à ta particularité physique et tu te doutais que les cyborgs ne devaient pas être courants dans les rues de Londres à cette époque trop primitive. Tu évitais les gestes brusques, tu mettais les mains en avant pour signifier que tu n’étais pas armé. Hélas, tu ne t’étais pas changé depuis ton dernier “réveil” et du sang demeurait encore sur ta veste déchirée. Il y a eu un moment de latence, puis une femme s’est mise à hurler. Un hurlement qui avait ameuté des bras et te voilà en mode attaque, à te défendre contre de simple citoyen un peu trop téméraire. Ton œil artificiel avait viré au rouge, ton appendice en métal avait transpercé la jambe d’un qui s’était approché trop près tandis que dans un timing parfait, tu t’étais retourné juste à temps pour accueillir un second en lui empoignant la gorge. « O-o-où…sui…je ? ». Tes cordes vocales étaient saccadées, ton système de communication était défaillant. Tu avais besoin de te recharger alors tu regardais si cet homme que tu tenais pouvait avoir quelque chose qui pouvait t’être utile. Faut te faire soigner mon pote, pardon ? Tu ne riais pas, tout comme tu ne te mettais pas en colère car tu ne comprenais pas si c’était une blague humaine, ou bien un réel conseil. Tu avais relâché cet homme en voyant les damiers et les gilets jaunes t’entouraient. Il y avait comme un arrière-gout de déjà vu, alors tu t’approchais d’eux sans aucunes craintes. Tu regardais leurs véhicules, et ton IA calculait la provenance tout en te donnant l’itinéraire pour t’y rendre. Tu continuais d’avancer, tu ne craignais pas les balles. Tu ne te souviens pas, mais tu en avais déjà pris tellement. Transperçant leurs cercles fragiles, tu avais immobilisé une femme pour t’emparer de son arme. Ton premier réflex avait été de te mettre à couvert derrière son véhicule et ainsi t’abriter de la pluie de tir qu’avait provoquée ton geste. Tu as disparu, tu t’es subtilisé de leurs vues par le biais des égouts dont tu avais pris soin de refermer derrière toi. Pendant ta traversée dans les souterrains méconnus de la ville, tu avais détaché le réservoir de ton revolver pour compter les balles que tu avais en ta possession. Tu espérais quelque part de ne pas avoir à en faire usage, mais tu n’auras aucuns remords à te défendre si l’accueil était identique que devant le Coffee Shop dont tu venais de t’enfuir. Il t’avait fallu toute juste dix minute pour ressortir face à Scotland Yard. Si tu n’étais pas aussi froid, on pourrait croire que tu confonds commissariat et office de tourisme. Mais tu espérais y trouver quelqu’un qui t’éclair. Toi, l’étranger qui a mis les pieds ici il y a cinq ans pour éliminer un officier de Torchwood. Dire que tu n’avais pas changé serait tout à fait exact. Rien n’avait changé chez toi : ce faciès était le même qu’il y a cinq, ces habits également. Tu n’avais pas pris une ride et tu semblais avoir traversé le temps pour rendre une petite visite inconsciemment à ceux même qui t’avaient arrêté auparavant. Tu étais arrivé comme une fleur, ignorant ces révolver braqués en ta direction pour sonder les environs et espérait un déclic de ton esprit. Un indice, une babiole. Tu gardais le silence, puis tu t’étais dirigé vers ce qui semblait être une salle d’attente pour te brancher –littéralement- sur secteur et ainsi pouvoir parler convenablement. Sans grésillement, ni coupure. « Je viens tuer personne… ». C’est amusant, parce qu’étant donné le sang sur tes vêtements, et le neuf sur ton appendice en métal qui réagissait à l’agitation environnante, on pourrait penser le contraire.
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Message() Dim 8 Avr - 20:27

Long time no see

ft. Sephiroth & Zephyr O’Brian.

Attendant devant la machine à café que la cafetière se soit remplie, je discutais avec des collègues également présents dans la salle de pause. Enfin je les écoutais plutôt n’ayant pas d’anecdotes de famille à partager en ce qui me concerne. En vérité la seule chose digne d’intérêt à raconter serait ma rencontre et mon expédition avec Mad. Sauf que la plupart d’entre eux ne me croiraient pas, et mes supérieurs et moi étions tombés d’accord sur le fait de cacher la vérité – même si j’avais ma nette impression qu’une autorité étrangère au service avait également eu son mot à dire sur le sujet – et de parler à la place d’un mensonge élaboré. Mais même si cette fausse histoire serait quand même intéressante à dire, je n’étais pas de ceux qui s’enorgueillisse de mensonges, aussi je préférais ne juste pas en parler. Ce qui ne voulait pas dire que la véritable histoire ne passait pas en boucle dans ma tête. Chaque fois que mon esprit n’était pas un tantinet occupé, je repensais à Mad, à sa Cadillac – enfin Miss – au voyage sur la Lune. Et ce n’était que la première partie de l’aventure ! Une partie de moi aurait préféré que ça n’arrive jamais. J’aimais ma vie tranquille, et ce type venu d’ailleurs était venu tout chambouler, m’ôtant ma sérénité d’esprit dans mes moments calmes. Il était censé être un alien, mais c’était surtout un magicien qui avait fait en sorte de s’immiscer sous mon crâne pour ne jamais en ressortir. Ce qui expliquait bien sûr pourquoi une autre partie de moi espérait le revoir, tout en sachant pertinemment que ce ne serait pas pour une discussion au calme autour d’une tasse de thé, mais pour une autre expédition loufoque, une dose d’adrénaline et de mystères à percer, un puissant cocktail en ce qui me concernait. Enfin, ce qui concernait l’ancien moi, celui plus jeune qui faisait partie de l’équipe d’intervention et qui aurait adoré l’idée de voyager dans l’espace. Pour ma part, je m’étais assagi, et bien entendu tout cette histoire n’était pas de mon âge.

Je notai qu’une fois de plus mon esprit était parti à la dérive, alors que le liquide noir avait fini de couler et que j’avais cessé de suivre la conversation. Je souris tout de même par principe alors que des éclats de rires se firent entendre, tout en me servant une tasse. Peut-être que la boisson salvatrice saurait me tenir alerte. A peine avais-je trempé les lèvres dedans qu’un brouhaha inhabituel se fit entendre. Voilà de quoi attiser suffisamment ma curiosité pour tenir au loin les pensées parasites. Curieux, je m’avançais donc en dehors de la salle de repos, écoutant ce qui se disait. Un vent de panique soufflait alors que je crus comprendre qu’un homme – un monstre – couvert de sang était rentré dans le commissariat. Interloqué, je me demandais si c’était Mad. Non sans doute pas, il n’aurait aucune raison de venir ici avec de l’hémoglobine sur lui – n’est-ce pas ? Avalant une gorgée du liquide amer – je sentais que j’en aurais besoin – j’avançais discrètement vers le hall d’entrée, conscient que les mots « cinglé » et « fou » me parvenant de la bouche de mes collègues me mettaient directement en premier ligne pour gérer cet incident dont je savais peu de chose. A l’abri dans un recoin, je scannai la salle d’attente de Scotland Yard, notant les policiers aux armes pointés vers le même objectif : un type, couvert de sang comme je m’y attendais, dont les traits semblaient titiller ma mémoire, et surtout avec quelque chose sorti de son dos … quelque chose branché sur une prise. Immobile, j’essayai d’intégrer ce que je voyais. Puis je laissais tomber. Si ma rencontre avec Mad m’avait appris une chose, c’était que je ne savais rien de ce que renfermait l’univers. Alors une sorte de robot humanoïde branché dans Scotland Yard et visiblement ayant pris part à un événement violent n’avait pas le pouvoir de me choquer. J’avalai donc une autre gorgée de ma boisson avant de jauger de la situation.

Mes collègues étaient sur le qui-vive, sans aucun doute possible, et au moindre geste brusque, ce type ou quoi qu’il soit se prendrait une balle – d’ailleurs vu qu’il n’était probablement pas humain, est-ce que ça le tuerait ? Bonne question – aussi je devais trouver un moyen de calmer la situation. Pendant ce temps-là mon esprit n’avait de cesse de retrouver où j’avais bien pu voir cette « chose ». Disons humanoïde faute d’un meilleur terme ? Humanoïde qui parla, annonçant qu’il ne venait tuer personne. Ce visage. Tuer. Des éclairs de souvenirs remontant des années auparavant, juste avant que je ne décide de reprendre mes études et devenir psy. Pendant l’une de mes dernières opérations sur le terrain, nous devions mettre la main sur un tueur … celui-là même qui se trouvait avec nous à l’instant même. Nous avions réussi à l’arrêter mais presque aussitôt une agence secrète nous l’avait pris. MI-6 ? Je n’en étais pas sûr. Et maintenant que je savais ce que je savais, je ne le croyais pas du tout même. Je n’en revenais pas qu’il osait se pointer ici et prétendre avoir des intentions pacifiques. Furieux, j’élevai ma voix pour me faire entendre : « Ignorez-le ! Ce type est un meurtrier et surtout il est dangereux, j’ai déjà eu à faire à lui dans le passé. ». Pour la première fois depuis très longtemps, ça me démangeait d’avoir une arme entre les mains pour le tenir en joug. Mieux valait laisser ça aux jeunes pourtant. Croisant le regard de l’inconnu que j’avais coffré il y a huit ans, tout en restant à l’abri, je l’interrogeai : « Quant à vous, vous êtes qui, et qu’est-ce que vous venez vraiment faire ici, bordel. ».

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Message() Mar 10 Avr - 23:14


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zephir et sephiroth

« There's nothing wrong with being a loser, it just depends on how good you are at it. »
Tu étais entouré et cela semblait te plaire. Il avait fallu attendre un peu pour que tu mettes tes mains en avant. L’une d’entre elles contenait l’arme que tu avais dérobé et tu ne semblais pas comprendre le principe même de montrer ses mains à des policiers. Cette coutume était stupide, te disais-tu dans un silence de plomb tandis que tu prouvais l’idiotie de cette habitude en montrant que tu n’étais pas sans défense. Tes doigts jouaient avec le revolver et ton oeil artificiel était en train d’éplucher la moindre information au sujet de toutes les têtes présentes dans la salle. Trop jeune, trop vieux, trop surpris, pas assez expérimentés ou bien trop adeptes des Fish and Chips à tel point qu’ils ont pris dix kilos en trois mois, tu ne laissais rien passer. Tu étais là pour avoir tes réponses, et tu les aurais. “Allez-y, tirez” Avais-tu annoncé d’un ton très calme, voir glacial. Si bien que les plus jeunes recrues se sont retrouvés avec un frisson dans le cou. Qu’ils étaient pitoyable et pathétiques. Ils étaient tous là, à te menacer avec leurs jouets primitifs, mais il n’y en avait pas un seul capable de te tirer dessus. Alors, tu avais réitéré ton ordre, toujours avec ce calme mortuaire. “Tirez. Pourquoi vous ne tirez pas ?” La question était sincère, tu les dévisageais un à un pour trouver la raison pour laquelle ils ne te tirait pas dessus. Dans tes archives, il est bien question d’instinct de survie à propos de l’espèce humaine. Un instinct tellement intrusif pendant les grands moments de stress que l’humain en arrive à tuer. Puis tout s’éclaire pour toi. Ils ne tirent pas parce qu’il n’y avait pas de raisons paniquer. Tu te taisais, tu relevais simplement le menton en signe d’approbation pour tes propres pensées. S’ils ne comptaient pas te tirer dessus, tu n’avais rien à craindre alors. Ta tête s’était baissée soudainement, mise en veille le temps de charger. Tu demeurais debout, tes bras ballants dans le vide sans que tes doigts ne lâchent leurs emprises sur cette arme. La même que la leur visiblement. Puis cette voix, comme un échos, te remit en route. Ton intérêt t’avait fait relevé la tête et ton oeil artificiel crissait légèrement à force de parcourir la pièce à la recherche de l’auteur de cette voix. Tu t’étais fixé sur ce visage, vieux et pitoyable. J’ai déjà eu à faire à lui dans le passé. Quelqu’un qui te connait, quelqu’un qui peut t’éclairer sur ce que tu fais ici alors ! Les gestes brusques, tu n’en as que faire. Ton IA a déjà calculé toutes les possibilités de trajectoire, l’ordre dans lequel elles seront tirées en fonction de la tension de chacun et de qui sera le premier à craquer. Aussi, elle se tenait prête à faire plier ton corps pour te faire esquiver les balles, de grès ou de force. Ton appendice en métal se détache de la prise dans ton dos, et l’embout reprends sa forme de flèche habituelle. Le diable se remet en mouvement, tu te remet à marcher. “Ne m’ignorez pas, je peux vous tuer tous jusqu’au dernier si l’envie m’en prend et je ne partirais pas d’ici sans réponses”. Tu entends le bruit d’une détonation, l’un d’entre eux a fini par craquer et il a tenté de t’atteindre. Mais tu te mets à genoux, tu te laisses glisser sur ces derniers jusqu’à arriver à sa hauteur. Instantanément, tu prends appuis sur tes mains et tu lui assènes un coup de pieds en plein dans la mâchoire si fort que non seulement son dos est en miette à cause du choc avec le plafond, mais en plus tu lui as disloqué cette dernière. Tu te remets sur tes deux jambes, tu le laisses gémir derrière toi. Tu n’en as que faire de toute façon, ce n’est pas lui qui t’intéresse. Dommage, c’était son premier jour le pauvre. “Qui ? Analyse en cours … Vous êtes paniqués, vous avez peur et vous débordez de haine…” Tu lui lances ton arme, tu n’as pas peur. S’il est aussi lâche que ses collègues, tu n’as franchement rien à craindre. Tu attends qu’il la rattrape et qu’il la prenne comme il faut avant de reprendre. “Vous savez qui je suis. Mais moi, je ne sais pas. Alors allez-y, tirez. Parce qu’il y a deux façons pour que je m’en aille : soit mort, soit de mon propre chef parce que j’aurais obtenu un rapport. Vous en avez un, n’est-ce pas ? Ce n’est pas la première fois que je viens dans ce bâtiment…” Ton ton glaçant, calme et il y avait cette carcasse gémissante derrière toi, un avertissement pour tous. Si tu avais réussi à le faire avec un homme armée sans usé du revolver que tu avais en ta possession, tu pouvais le faire avec tous. A eux de choisir.
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Message() Jeu 24 Mai - 7:50

Long time no see

ft. Sephiroth & Zephyr O’Brian.

Heureusement les agents de police, jeunes ou veux avaient suffisamment malins pour ne pas réagir à son interjection de tirer. Ils étaient donc sur la défensive, attendant probablement des ordres venant de plus haut dans la hiérarchie. Pour ma part j’observais attentivement mon ancien prisonnier depuis mon abri, réfléchissant à la meilleure façon de le gérer. Il devenait de plus en plus évident à mes yeux que quelques soient l’organisation qui avait repris en main l’affaire des années plus tôt – une organisation dont je ne connaissais sans doute pas le nom dans l’immédiat – n’avait pas été en mesure de gardait ce tueur enfermé comme elle l’aurait dû. Et le voilà de nouveau en liberté en train de répandre la mort. Je serrai la mâchoire en proie à la colère avant de me reprendre et d’intervenir verbalement. Ma remarque, destiné à mes collègues, apporta une réponse totalement inappropriée du dangereux inconnu – d’un autre côté, avait-il seulement la moindre idée de ce qui était approprié ou non ? – nous faisant savoir qu’il ne fallait l’ignorer, qu’il pouvait tous nous tuer et qu’il voulait des réponses. Non vraiment ? Mes questions à son encontre durent se perdre dans le feu de l’action alors qu’un jeune officier décida de tirer. Je fis gincer mes dents, regrettant de ne plus avoir d’armes alors que le tueur mit K.O. l’agent, sans mettre fin à ses jours heureusement. De là où j’étais je pouvais ressentir le besoin de mes collègues de se porter au secours de leur frère d’arme, un besoin que je ressentais également. Mais le moindre mouvement pourrait encore plus dégénérer les choses, et je fus heureux que pour le moment tout le monde s’en abstienne.

La voix de la créature se fit entendre, nous faisant savoir que nous étions paniqués, apeurés et pleins de haine. Eh bien, quel sens de l’observation ! Pourtant la façon dont il formula la phrase me fit tiquer. « Analyse » avait-il dit. Un peu comme un robot, ce qui expliquait la prise dans son dos. D’un autre côté il avait l’air assez humain, rien à voir avec les visages synthétiques des robots asiatiques que l’on pouvait voir à la télé récemment. Moitié-moitié peut-être ? Une sorte de cyborg ? En réalité ça n’a guère d’importance, ce qui l’était, c’était qu’il raisonnait avec logique à défaut d’avoir un cœur. Je pouvais travailler avec ça. Un moment de réflexion plus tard, j’osai sortir de mon coin. J’étais à ce moment-là celui qui avait le plus de chance de répondre à ces questions, et me tuer lui ôterait la possibilité d’obtenir ce qu’il était venu chercher. D’un ton calme, je lui répondis : « Très bien, vous voulez un compte-rendu, je peux faire ça. Mais d’abord mes collègues vont évacuer le blessé, et personne ne va tirer, ce serait contre-productif. ». Je fis signe à quelques-uns des policiers de déplacer la victime, tandis que d’autres continuer de pointer leurs armes vers l’androïde, couvrant leurs arrières. Je m’approchais lentement, allant à l’encontre de tous les protocoles. Sauf que les protocoles ne marchaient que pour les humains, comme je commençais à le découvrir et pour ce qui ne l’était pas, je me fier à mon instinct et ma raison pour m’en sortir.

Contrairement toutefois à ce qu’il avait annoncé, je ne comptais pas lui dire ce que je savais pour qu’il s’en aille. Je voulais gagner du temps jusqu’à ce qu’une équipe d’intervention – ou même des agents de l’organisation qui n’avait pas su le garder – vienne se charger de lui. J’allais donc y aller doucement, faisant croire à un trop plein de précaution. « Je m’appelle Zéphyr O’Brian, je vous ai arrêté il y a huit ans, ça vous dit quelque chose ? » lui demandai-je en le jaugeant du regard, essayant de trouver une réaction à cette assertion. Après tout il semblait se souvenir être venu ici, mais sans plus. J’avais besoin de savoir si c’était du bluff ou si en plus d’avoir des tendances meurtrières il était aussi amnésique. Puis histoire de mettre les choses au point j’ajoutai : « Je n’ai pas toutes les cartes en main. Contrairement à ce que vous semblez penser, je ne sais pas qui vous êtes, j’ignore votre nom. Mais je sais entre autres l’évidence : vous êtes un meurtrier. ». Oui parce que je me doutais bien que le sang sur lui ne venait sans doute pas de personnes encore vivantes et se portant comme un charme. J’ignorais comment il s’était échappé, mais j’espérais qu’on allait pouvoir l’arrêter sous peu.

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