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 Que de changements! [PV Madman]

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Message() Dim 21 Jan - 17:38

que de changements!

   
The Madman et Cyrano de Bergerac

   

You burn everything you see, Gold are your fingers, Leaving traces everywhere you go. Diamonds in your skin, my bood flows. Down of the water, Beads drippin' down your face, calling out my name.

   
Posté au coin d’une rue, il observait. Il passait son temps à observer les gens. Il voyait ces jeunes sur leur machine à pédale qu’Eglantine avait appelé « bicyclette » qui passaient à côté de lui en se moquant, il ne comprenait pas ce qui était si drôle en lui, peut-être sa posture qui leur semblait d’un autre temps. Il n’était pas encore assez au fait de leurs modes de fonctionnement, leurs nouveaux langages corporels ou modes vestimentaires pour comprendre ce qui semblait tant clocher chez lui. Il adorait observer ces choses roulantes que sa bienfaitrice avait appelées « voitures » ou « automobiles ». Elles le fascinaient au plus haut point. Eglantine n’avait pas été capable de lui expliquer leur fonctionnement. Alors il passait parfois des journées entières à se balader dans la ville pour observer ces choses, sursautant toujours un peu lorsqu’une d’elles arrivait soudainement dans son dos. Il déplorait de ne pouvoir porter sa rapière, cela l’aurait rassuré. Ici, personne ne semblait vouloir le défier comme en son temps, mais c’était une habitude qu’Eglantine lui avait déconseillée de conserver. Elle disait que les gardes viendraient la lui confisquer s’il la portait de manière trop voyante.

« C’est le principe. » Avait-il répliqué en haussant un sourcil d’incompréhension. Elle avait secoué la tête et avait posé la rapière sur une de ses tables décoratives. « Je la garde ici, en sécurité, si cela peut vous rassurer mon cher ! » Il avait claqué la langue et était retourné observer les voitures. Elle ne comprenait pas que c’était de l’avoir avec lui qui était la « sécurité ». Qu’importait, autre temps, autre mœurs. Et il avait conscience qu’il avait tant à apprendre et tant de choses à faire pour s’adapter.

Il épousseta une poussière invisible de sa chemise à carreaux. C’était un motif pour le moins intriguant, bien loin des brocards et des rhingraves parisiennes à la mode à la Cours du Roy. Cela le perturbait de porter d’aussi près des vêtements avec si peu de couches supplémentaires, il se sentait presque nu. Cela lui déplaisait souverainement. Un fou pourrait passer et tenter de le poignarder, il n’y aurait guère de tissus pour le bloquer. C’était inadmissible ! Ceci étant il n’avait point vu nombre de fous dans les rues, quelques mendiants tout au plus. Revoilà les jeunes gens qui passent en le sifflant. Il devina que c’était aussi conspuant qu’à son époque et haussa un sourcil agacé sans répondre. Ce n’était que des enfants peu intelligents et mal éduqué, il n’allait pas en faire une maladie, il était au-dessus de ce genre de considérations.

Oh ! Une belle voiture différente de la plupart qu’il avait déjà vue passa sous ses yeux. Le moteur sonnait plus grave, plus comme le grondement du tonnerre. La carrosserie, d’un noir brillant était lustrée et visiblement très bien entretenue, les lignes étaient différentes et elle lui fit étrangement penser à un dragon puissant et dangereux. Il s’éloigna par prudence mais la machine se contenta de passer sur la route comme si elle lui appartenait. Il hocha la tête. Ce ne sera pas aujourd’hui qu’un dragon au son de tonnerre grondant l’attaquerait, tant mieux.

Il soupira et avança en regardant le bout de ses pieds, ses chaussures lustrées ne lui allaient pas parfaitement. Elles appartenaient aussi à feu le mari de Dame Eglantine et il avait de gigantesques pieds ! Il avait callé des mouchoirs dans la pointe pour compenser mais la Dame insistait pour qu’ils aillent en acheter de nouvelles, il n’aimait pas l’idée de lui devoir quelque chose et avait voulu lui donner quelques écus. Il possédait même sur lui quatre Louis d’or qu’il gardait toujours dans une poche cachée de ses habits pour les cas d’extrême urgence. Elle avait refusé tout paiement et attendait le bon jour pour l’emmener chercher de bonnes chaussures. En attendant, il avait l’impression d’avoir des pieds démesurés et se prenait souvent dans les trottoirs et autres obstacles de la rue. Il se sentait terriblement gauche. Il avait étonnamment chaud dans son pantalon de velours brun assorti à la veste qu’il portait par-dessus sa chemise. Il déplorait aussi le fait que visiblement, cette époque ne souhaite plus porter de chapeau. Il adorait les chapeaux.
Il avait pour intention de faire une petite excursion dans le centre-ville avant de rentrer chez Dame Eglantine avant la nuit. Il n’était toujours pas pleinement rassuré en ce monde, bien qu’il ne daigne pas l’admettre à haute voix.

   
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Message() Mar 23 Jan - 19:51


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« My journey took me some what further down the rabbit hole than I intended and though I dirtied my fluffy white tail I have emerged, enlightened. »
Il tapote dans sa main à l’aide de ses doigts. Secondes incessantes et claquement de phalanges qui tiquait comme les aiguilles d’une horloge. Que faisait-il là, loin de sa fidèle Cadillac ? Loin de ses jouets, de son confort et de sa cage dorée ? Il cherchait. Son TARDIS faisait un petit caprice, il refusait catégoriquement de décoller. Et dans ce genre de situations, il savait pertinemment pourquoi. Parce qu’elle voulait qu’il se rende utile, parce qu’elle voulait qu’il sauve des personnes. Un grognement traversé ses lèvres à cette pensée. Depuis quand un vaisseau donne son avis sur la question ? Il ne sauve personne, c’est un Seigneur du temps. En tant que tel, il est bien trop egocentrique pour vouloir aider qui que ce soit. D’autant plus qu’il était plus que ça. Une boule de haine, instable et irritable. Une pelote de folie, un électron libre et en perdition. Cela faisait plus de trente minutes qu’il marchait ainsi dans les ruelles à la recherche d’un indice, de quelque chose. Il avait sondé une activité extraterrestre, lu les journaux, écouter les potins. Une affaire d’enfant disparus. De petits chérubins qui ont passé trop de temps à piailler et à rire pour faire attention à leurs arrières. Il ne savait pas s’il devait être attristé ou dépité. L’espèce humaine est si fragile, pourquoi se montrent-ils si imprudents ? Un soupir las avait traversé ses lèvres à cette pensée et le décompte s’était arrêté. Face à un mur, ses doigts avaient préféré plongés dans la poche intérieure de sa veste pour en sortir son tournevis –qui avait plus l’allure d’un stylo plume- sonique. Sa luminescence violette scannait le tas de pierre et un crissement strident l’accompagner. Pour ceux qui passeraient pas ici et qui se demanderaient à quoi il jouait ; il est en train de scanner l’édifice. Son autre main avait repris le décompte pendant que celle qui tenait l’outil ramener à l’oreille de son propriétaire les données récoltées. Hum, c’est bien ce qui semblait, c’était tout sauf rassurant. Londres n’était pas la seule touchée par ces disparitions. Pékin, Tokyo, New-York, Berlin… Tous avaient un point commun : ces volatilisations. Un réseau souterrain, ou bien un système de téléportation pour couvrir une aussi grande surface qu’était celle du globe terrestre. Peut-être un réseau sous-terrain, allait savoir. Le bruit des voitures l’empêchait d’entendre convenablement ses résultats et le fou ne manquait pas de grogner et de clamer haut-et-fort un. « Oh silence, je ne l’entends pas ! Fermez-là ! » Il s’affolait seul dans sa ruelle, faisant les cents pas à crier contre des conducteurs qui, de toute évidence, n’allaient pas l’entendre. Il aurait pu continuer de japper encore longtemps si une silhouette familière ne venait pas de passer devant l’entrée de sa ruelle. « Non ! Enfin … SI ! Je te connais ! Et toi ! Reviens !  Ou attends-moi, choisi ! Il est déjà partit, tu te rends compte ? Il est passé. Oui, je me rends bien compte … Alors qu’est-ce que t’attends pour lui courir après ! Rien ». Un écho dans son dialogue, juste un moyen de réfléchir clairement et à vive-voix, il avait pressé le pas pour rejoindre Monsieur De Bergerac qui … était en plein année 2018 ?! Mais qu’est-ce qui ne va pas avec le temps et les dimensions en ce moment ! Il s’en fichait, il était bien trop excité et heureux pour s’attarder sur un détail. Car oui, c’était un détail pour un manipulateur du temps. S’il le voulait, il pouvait le ramener chez-lui. Le pauvre, il devait être dépaysé. Tout comme il ne se rendait pas compte que son vieil ami allait avoir un choc de plus à encaisser. Il avait couru à en perdre haleine, couru pour le rejoindre et se mettre à sa hauteur. Et une fois chose faites, il l’avait embrassé. Au sens propre, une galoche comme il l’appelle si bien par chez-eux. Il s’était reculé vivement, sondant le ciel du regard sans lâcher ses épaules sur lequel ses mains étaient solidement ancrées. Il avait eu un tic, le même qu’un vignoble aurait lorsqu’il goute un vin. « Ah oui, c’est bien toi. Je ne rêve pas ! Mon esprit me joue encore des tours, c’est assez violent comme identification, je l’accorde, mais au moins je suis sûr que je ne parle pas à une hallucination. Qu’est-ce que tu fais ici Nono ? » Le fou avait repris de bonne distance, ses yeux basculant de nouveau sur son tournevis sonique qui avait fini ses calculs. Il avait étiré une grimace. « Ouh ça pue, ça…. ». Il avait plissé son nez, recommençant à faire les cents pas. Sa méthode de salutation n’était plus dans son esprit, il était de nouveau concentré sur les nanoparticules que sa “baguette magique” avait reconnues.
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Message() Mar 23 Jan - 20:33

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Une voiture passa dans son dos, le faisant encore sursauter, dans la foulée, il se prit encore les pieds dans ses chaussures et se mit à jurer en latin. Il jurait souvent en latin, il trouvait que ça lui donnait un petit style sympathique. Il regarda autour de lui, il y avait de plus en plus de monde, cela ne le dérangeait pas lorsqu’il se baladait dans les rues de son Paris. Mais actuellement, dans cette petite ville, cela avait parfois quelque chose de malaisant. Comme si tout le monde le regardait et fixait la moindre erreur de comportement qu’il faisait. Et il semblerait qu’il en faisait beaucoup, entre saluer toutes les personnes qui croisaient son regard et ses petites révérences envers les femmes plus âgées… Il admettait difficilement l’idée que la civilité qu’il avait connue puisse avoir disparu avec les siècles passés.
Bien sûr, il vivait tous les jours des choses surprenantes, nouvelles ou étranges. Et il était en soi étonnant de dire donc que le moment où ce jeune homme lui fonça dessus pour lui rouler une magnifique pelle fut le moment le moins étrange de sa journée. Et le plus surprenant en même temps.
« Que… ? »
Il regarda l’homme, le détaillant de bas en haut et remarqua du coin de l’œil le regard choqué de quelques passants ce qui le fit grommeler. Voilà une chose qui ne changeait point. Il se passa la langue sur les lèvres en se demandant pourquoi ce baiser lui paraissait familier alors qu’il n’avait jamais vu une telle personne de sa vie. Une personne pour le moins étrange par ailleurs, il ne put s’empêcher de lui jeter un sourire charmeur, celui qu’il avait tant travailler avec ses amis libertins. Et puis les paroles de l’homme montèrent à son esprit et il lui fallut encore quelques minutes pour assimiler pleinement leur signification. Minutes que l’autre mit à profit pour se mettre à faire les cent pas en grommelant des choses sans queue ni tête.
Nono… De toute son existence, il n’y eut que quatre personnes pour l’appeler ainsi. L’une était morte, l’autre était dans un couvent à faire sa vie de religieuse ridicule, une autre était sûrement encore en 1655. Il fixa la personne face à lui en se sentant pâlir.
« Mais… Mad ? » Les yeux écarquillés, il suivait toujours du regard l’homme sans y croire une seconde. « Que… Que… Ce que moi je… ? PAR TOUT LES DIABLES DU SAINT ESPRIT ! Toi ! Mon ami…e… ? Qu’est-ce… ? Qui diable a pu avoir eu l’idée d’une blague de si mauvais gout ? Que je lui fasse passer l’envie de prendre du plaisir à mon insu de la pointe de ma rapière ! »
Il avait conscience de se donner en spectacle au plein milieu de la rue, devant un homme étrange qui venait de l’embrasser d’une manière qui aurait fait rougir la Mère supérieure du couvent de sa sœur mais il continuait de regarder autour de lui d’un air franchement colérique, à la recherche du petit plaisantin qui se payait sa tête.
« Un soufflet lui fera passer l’envie de se moquer de ma personne ! » S’exclama-t-il encore en laissant fureter son regard partout. Il se fixa de nouveau sur l’homme.
« Quant à vous, mon cher, ce fut très agréable, je le conçois, mais ce n’est guère une bonne plaisanterie en ce lieu étranger ! Qui êtes-vous réellement ? » demanda-t-il de ses meilleures et nobles manières, il hésita un peu avant d’ajouter. « Et qui diable a pu mentionner ce surnom devant vous, plait-il ? »


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Message() Mar 23 Jan - 22:56


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Distrait ? Pas vraiment ? Disons que son geste n’avait été encouragé que pour ses intérêts. Rien d’affectif en soit –bien que potentielle agréable dont il ne saurait avouer. Le noiraud avait entamé ses cents pas, ne prêtant pas attention à cette colère montante. Du moins, il écoutait, mais sans réellement le faire. En quoi était-ce choquant ? Le fou ne faisait plus attention depuis longtemps aux regards des passants. Car si c’était le cas, cela ferait bien longtemps qu’il resterait cloitré dans son antre qu’était son TARDIS. Il doit revoir quelques méthodes d’approches, ça c’est sûr. Mais il se souvenait surtout d’un temps où ça ne lui déplaisait pas à son vieil ami. Et puis, les souvenirs lui reviennent en tête. C’est vrai, ce n’était pas ce visage. Il pensait que cela faisait seulement quelques mois qu’ils ne s’étaient pas vu. Or, il avait perdu le décompte pendant quelques siècles. Etre voyageur temporel n’était pas quelque chose de simple. La notion de temps était relative et cela donnait souvent lieux à des méli-mélo spatio-temporels. Il avait cessé de regarder son sonique, l’air subitement intéressé lorsque Nono avait arrêté de hurler. Ses yeux laissaient traverser l’étonnement et le scepticisme. « Tu viens de le dire ! » rétorqua-t-il à sa demande quant à son identité, posant ses mains sur ses hanches. Il s’était regardé de bas en haut, s’aidant d’une vitrine voisine pour mieux y voir. Il se tournait sur lui-même, trifouillait ses joues et ébouriffé ses cheveux corbeaux. « Tu ne me reconnais pas ? » demanda-t-il un air faussement triste. Ou véritablement ? Il n’en savait rien, ses deux cœurs n’étaient pas calibrés comme il faut pour ressentir les émotions de manière précise. Il l’avait attrapé par le bras, pour le placer face à la vitrine. Puis, il avait tendu son sonique en direction de ladite vitre, projetant un hologramme de sa précédente régénération. Femme envoutante de par son regard, les traits de son visage et sa crinière bouclée et dense. Les yeux étaient les même cependant et le reflet reconnaissait les mouvements de l’original qui continuait de parler. « C’est moi ! C’est Mad ! Longue histoire, vois-tu je me suis fait tuer dans une arène. On m’a poignardé lâchement dans le dos et je me suis régénéré. Mais c’est moi, c’est toujours moi ! Moi avec le … bon attirail cette fois-ci. Je n’ai pas loupé ma deuxième régénération, je suis redevenu un homme ! ». A la ponctuation forte, il avait coupé l’hologramme, faisant un tour sur lui-même dans l’élan. Sa demi-heure avait mal commencé, mais l’heure allait sans doute se terminer sur une note plus joyeuse. Il levait la tête au ciel, et il se laissait bercer par l’extase. Ses mains resserraient son outil sonique, plaquant ce dernier contre sa poitrine. Un visage familier, il voyait un visage familier, il était heureux ! Tellement qu’il n’avait pas spécialement approfondis ses explications, il était resté très abstrait sur celles-ci. Intérieurement, il trépignait. Extérieurement, il canalisait. Il avait fini par déposer son regard vers sur Cyrano avec une lueur réclamant alors ? Alors, qu’est-ce que ça lui faisait, à lui ? Lui qui était perdu dans cette année 2018 puante. « Je peux t’embrasser de nouveau si tu veux pour être sûr, mais je ne voudrais pas que tu y prennes goûts ou choquer notre actuelle entourage. C’est qu’ils sont coincés et malpolie cette année… Comment tu as atterris là-d’ailleurs ? ». Il avait joué de son sonique tel un cowboy dégainant son revolver habilement. Puis, cette fois-ci, c’était Monsieur De Bergerac qu’il scannait sans aucune pudeur. Il avait porté de nouveau son outil à son oreille. Attendait-il un résultat ? Oui, mais il ne disait rien. Il préférait que ça soit lui qui lui annonce de vive-voix la nouvelle.
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Message() Mer 31 Jan - 12:57

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Il resta cois, à observer, la bouche ouverte et les épaules courbée cet homme qui se comportait avec lui comme avec un ami de longue date. Ce qu’il ne pouvait pas être n’est-ce pas ? Cet homme qui tournait sur lui-même en se regardant dans une vitre comme si c’était anormal que lui, Cyrano, ne le connaisse point. Et s’en attristait en prime. Il en était sur les choux. Il lui attrapa le bras et ne réagit pas assez vite pour se dégager avant d’être lui aussi face à la vitrine. Il y vit un reflet de lui-même dans une tenue qu’il trouvait peu seyante, ne s’étant pas encore habitué à la mode nouvelle, et portant toujours ces absurdes chaussures. L’autre tendit un truc qui lui semblait vaguement familier, comme un objet qu’il avait déjà vu mais seulement en passant, qui produisait un son strident qui lui était lui aussi familier… et là dans la vitrine il vit Mad. Les yeux écarquillés, il tourna le regard vers l’autre homme, le détaillant de nouveau de bas en haut. Son regard oscillait entre le reflet et l’homme réel. Sa première impression avait été la bonne, il aurait dû se fier à son instinct plutôt qu’à sa logique.
Il retourna finalement son corps entier vers l’homme, qui était Mad, il fallait qu’il s’y habitue et l’écouta attentivement. Il classa dans son esprit quelques informations ou mots qui lui paraissaient importants : arène, poignardé, régénération, redevenu un homme, deuxième régénération… Il prit une longue inspiration, se souvenant du passage bref mais intense de Mad dans sa vie précédente. Il lui sourit doucement en écho à ces dernières remarques. Parfait, il commençait à comprendre le tout même s’il lui manquait des détails essentiels. Il avait su que Mad n’était pas une femme normale, qu’elle venait d’un ailleurs qu’il avait du mal à concevoir. Mais qu’était une chose aussi étrange par rapport à sa situation actuelle ? Rien. Un grain de sable.
Il réfléchit un instant à la façon de répondre à la question de son ami(e).
« Je… je me promenais à cheval, je réfléchissais, pensais à la suite de mon œuvre, à des idées philosophiques, et j’ai vu un trou, un portail bleu tourbillonnant fascinant. Je suis entré dedans et me voici ici ! » C’était le meilleur résumé qu’il puisse faire. « Oh ! Et en passant dans cette chose, j’ai comme, compris à rebours quelque chose sur moi-même. Mais ce n’est guère essentiel en ce cas présent. »
Il hocha la tête et posa ses mains sur ses hanches dans un geste né de l’habitude, il glissa ses pouces dans ce qui aurait été sa ceinture sur ses habit habituels mais qui ici n’étaient que des passants de pantalon.
« Très cher, j’ai quelques questions : comment diable t’es-tu retrouvé dans une arène pour t’y faire tuer ? Comment as-tu survécu à cette mort – si s’en était bien une ? Qu’est-ce qu’une régénération ? A moins que cela consiste en ce changement d’apparence pour le moins perturbant et surprenant ? Comment cela se fait-ce que tu puisses faire ceci dans ce cas ? Pourquoi est-ce si surprenant que tu sois un homme alors que tu étais une femme ou inversement ? Et comment diable toi aussi t’es-tu retrouvé ici-bas ? »
Il soupira, se demandant s’il avait oublié un point important qu’il voulait voir abordé, et comprendre mais il lui semblait avoir fait le tour des grandes questions, le reste viendrait de lui-même selon le fil de la conversation. Si fil il y avait car si c’était bien Mad il sentait venir les délicieux maux de têtes dû à sa manière bien à elle/lui d’aborder les choses.



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Message() Mer 31 Jan - 21:05


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Aucune déception ne l’envahissait, parce qu’il était trop heureux de revoir un ami. Qui n’avait rien à faire ici, mais un ami quand même. Il se laissait déborder par la joie immense, tenant difficilement sa position puisque ses pas voulaient danser. Nono l’avait cependant ramené sur Terre ; il ne le reconnaissait pas. Ou la, ou le ? C’est vrai qu’avec du recul, cela était très confus. Mais il faisait partit d’une race où le genre était abstrait. C’est le risque à courir lorsqu’on se régénère ! C’est ce que semblait dire ses yeux alors qu’il s’était empressé de placer le philosophe d’un autre temps face au reflet que créait la vitrine. La tenancière à l’intérieur devait se poser beaucoup de questions de voir ainsi deux excités face à son magasin, mais le fou n’était pas d’humeur à s’en occuper. Il devait apprendre à Monsieur De Bergerac ce qui lui était arrivé. Pinçant ses lèvres, son semblait de tristesse s’était bien vite évaporé au fur et à mesure qu’il déblatérait ses explications. Une histoire acadabrantesque, mais il ne fallait pas s’attendre à un récit tout à fait banal pour un homme qui fut femme. Il restait figé dans ses songes en voyant son reflet. C’est vrai, il oubliait parfois qu’il avait été elle. Une erreur, c’était une pure erreur, mais il ne méritait pas la mort qu’il avait reçu. Un peu de compassion pour cette femme qu’il reléguera au rang de vieux souvenirs oubliés. De passée qu’il préfère effacer. Il avait cessé de modifier son miroir, relevant d’un geste vif avec une mine grave son sonique pour le remettre dans sa poche. Décidément, cet objet était un véritable joué. Un petit bout de TARDIS qu’il pouvait se promener partout, c’était tellement plus pratique.
Mais il avait fini son œuvre, et les calculs confirmaient bien ses doutes. Le fou semblait moins excité, plus terre-à-terre. Bien que la concentration lui aille très mal et qu’il avait du mal à tenir en place. « Je m’en doutais » fit-il du tac-au-tac. « Fenêtre temporelle, tu en as traversé une avant que quelqu’un la ferme. Ce sont des phénomènes assez rares, on peut dire que tu n’as pas eu de bol sur le coup ». Le noiraud avait haussé les épaules, les paumes tendues vers le ciel. Il y avait autre chose dont il se doutait, mais il n’était pas sûr que ça soit à lui de le lui dire. Il préférait le laisser découvrir l’origine de ses difformités par lui-même. « Oh, c’est une longue histoire, on va faire un bout de chemin ensemble. Sinon, on va prendre racine, allez ! ». Toujours aussi excité, ce fou. Il avait entrainé avec lui Nono pour s’avancer sur le trottoir, ne prêtant pas attention à la gérante qui était sortie de sa boutique. Sans doute en avait-elle eu marre de voir ces deux énergumènes traînaient devant son magasin.

« Ce n’est plus quelque question, c’est un interrogatoire ! Par où commencer … ». Ses doigts étaient venus tapoter son menton pour ponctuer son questionnement. Le même tic qu’il avait lorsqu’il réfléchissait sous son précédent visage. Et bien avant encore, cette gestuelle ne datait pas seulement de son second visage. « Pour l’arène, disons que je me suis attiré les foudres de beau-papa-contre-mon-grès. Une histoire de mariage, où j’ai dit oui sans réfléchir. Enfin si, j’avais réfléchis, mais ma langue avait fourché et il était trop tard pour corriger le tir. Asgard a … une vision très spéciale sur la gente féminine, plutôt barbare et moyenâgeuse, je n’ai fait que me défendre ». Puis ses pas avaient ralentit ; la régénération. Comment expliquer une telle chose. Il avait pris une grande bouffée d’air frais, plissant un peu son nez. Sa gestuelle était moins nerveuse, il trépignait beaucoup moins sur place. Sa tête s’était penchée en arrière, puisant la force et l’inspiration dans les nuages et le ciel qui était son chez-lui. « C’est bien une mort. Je suis mort, pour la deuxième fois. La première, on m’avait jeté dans les flammes du grand incendie de Londres en 1666, la seconde on m’a poignardé comme je te l’ai dit. Mon peuple a tendance à se targuer de cette faculté, c’est ce qui nous permet de vivre des millénaires sans difficulté, mais moi je ne l’aime pas ». Ses yeux verts s’étaient détournés en direction de son interlocuteur, le perçant de part en part avec son regard. Il y avait un léger sourire dans le coin de ses lèvres face à l’air septique de son vieil ami. « Une régénération s’enclenche aux dernières secondes de notre vie. Mon corps se met à briller comme un soleil à cause des particules ioniques en grande quantité et toutes mes cellules jusqu’à la moindre branche d’ADN sont détruites pour en reformer de nouvelles. C’est ainsi que l’on déjoue la mort. La tromper serait plus exact. Un autre homme, ou une femme en l’occurrence, prend la place de l’ancien et l’esprit du Seigneur du temps demeure. Je ne choisis pas le visage que je vais recevoir, d’où le fait que c’est une femme que tu as connu et non pas un homme. Mais j’étais un homme avant d’être celle que tu as connu ». Pas sûr que ça le rassure, mais c’était toujours ça de gagner. Le fou avait croisé ses bras dans son dos, réenclenchant ses pas. Pressé sans trop l’être, il avait repris. « Ah ! Et je voyage dans le temps et l’espace. Dons si jamais tu veux rentrer chez toi, tu m’appelles et je te dépose. Mais en ce moment, je suis sur une affaire de disparition d’enfants. Et si je veux que cette bourrique décolle, il faut que je me penche dessus ». Fin du monologue, il a dû faire le tour de toutes les questions que Nono avait posé. Quoi que … Il avait un doute.
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Message() Jeu 1 Fév - 19:54

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Fenêtre temporelle ? Très bien, il n’était pas sûr d’aimer ce terme, cela manquait d’expression de puissance et de surnaturel ! Pourquoi pas Orbe portail ? Ne serait-ce point plus… extraordinaire ? Comme un orbe tournant et gracieux transportant les gens dans d’autres temps ? Fenêtre temporelle, cela sonnait si… pragmatique ! Il soupira et hocha cependant la tête, au moins avait-il désormais un terme à associer à son expérience récente de passage d’un temps à un autre. Il se laissa entrainer par Mad dans une marche énergique pendant que ce dernier répondait à ses questions. Il faisait attention à regarder devant lui afin de ne pas tomber tout en observant attentivement Mad. Il se souvenait que c’était une personne très expressive, qui en disait autant avec son corps et son visage qu’avec ses mots. Il sourit en coin en le voyant pianoter sur son menton, il se souvenait de ce geste, cela lui permit d’accepter de plus en plus facilement que cette personne était bien la femme qu’il avait rencontré quelques années… siècles auparavant. Asgard, encore un mot à conserver. Cela ressemblait à un terme nordique, il ferait ses recherches, ou demanderait quand il trouverait le temps de s’arrêter sur ce genre de détails. Le… quoi ? Le Grand incendie de Londres en 1666 encore une chose qu’il fallait qu’il cherche dans la bibliothèque. Peut-être Eglantine pourrait lui indiquer les ouvrages ou le renseigner, il sentait que ce n’était pas le moment de poser des questions historiques à Mad. Son peuple a-t-il un nom particulier ? Mad le dirait peut-être plus tard…
Il écarquilla les yeux aux explications de Mad concernant la régénération, c’était fascinant ! Tout à fait surprenant et intéressant ! Il ignorait ce qu’était l’ADN mais il comprenait le principe général. C’était comme une réécriture complètement d’un corps pour en créer un nouveau mais en conservant l’âme de l’être ! Extraordinaire ! Avec une possibilité de changement de genre ! Voilà qui pose des questions extrêmement fascinantes et hautement philosophique sur l’androgynité de l’âme et le fait que n’importe le corps un être soi ce qu’il est. Cela voulait dire qu’une âme donnée aurait tout aussi bien être féminine que masculine sans que ça change grand-chose à ses capacités de réflexions !  Il en était tout retourné et excité, son pas devient plus bondissant tandis qu’il analysait toutes les implications philosophiques et scientifiques d’une telle information et d’un fait aussi incroyable !
Il fixa Mad la bouche ouverte lorsqu’il parla de voyages contrôlés dans le temps et l’espace. Et ce qui l’amenait ici.
« Tu voyages dans le temps et l’espace avec un âne ? Comment cela est-il possible ? »
Il réfléchit, le regard vague posé sur l’horizon.
« Je… J’ai beau être perdu, je suis fasciné par cet endroit, retourner chez moi me semblerait bien terne désormais. De plus, j’ai lu les livres d’histoires et de littératures parlant de mon existence passée (ils sont rares, j’en suis si triste), et les gens considèrent que je suis mort à la date où j’ai traversé ce portail. J’ai décidé de prendre cela comme un signe qu’une nouvelle vie trépidante et étrange s’ouvre désormais à moi ! »
Il revint sur quelque chose qui le dérangeait.
« Comment diable sais-tu ces histoires d’enfants disparu ? Crois-tu que quelqu’un puisse faire une telle chose ? Si c’est le cas, il faut châtier le fautif afin qu’il ne recommence pas ! Je t’offre mes services mon ami ! Bien que je puisse plus porter ma chère rapière ici-bas semblerait-il. »



 
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Message() Sam 3 Fév - 14:29


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« My journey took me some what further down the rabbit hole than I intended and though I dirtied my fluffy white tail I have emerged, enlightened. »
Explications qui s’enchevêtraient sans qu’il ne contrôle le flot de ses paroles, le fou semblait nagé dans la satisfaction. Il était heureux, vraiment heureux de pouvoir croiser enfin un visage familier qui ne cherchait pas à le tuer –bien que sa première réaction en le voyant remit grandement en doute ce constat. Il ne faisait pas attention à ce qui pouvait les entourer, il n’y avait rien qui compter. Ses mains désignaient le ciel avant de retomber lourdement sur sa tête, lassées. Les passants le regardaient de travers, lui et sa chemise trop bien taillée pour assurer la couverture de sa peau lorsqu’il levait ses mains. Il avait était tatoué, très tatoué. Des dessins, des gribouillis, parsemant sa chair comme de petit indice sur sa provenance. Un code barre, des cercles qui n’étaient rien d’autre que des lettres, et ce visage enjoué et surpris à la fois qui se teignait de déception à la question de Nono. Ses bras avaient retrouvé le long de son corps, sa bouche se pliait pour indiquer un refus de parler. Pourquoi refuser ? La question était légitime après tout. Il se mit à expliquer, à tout expliquer sans entrer dans les détails la raison pour laquelle il n’avait plus de formes féminines, plus cette poitrine voluptueuse et encombrante pour dormir. Il essayait de faire au plus clair, mais demander à Madman de vous expliquer les lois de l’univers sans notions de temps, et cela devient impossible. Sa voix s’était teinte de tristesse au fond de celle-ci. Il était mort, il n’y avait rien d’exceptionnel. Cela avait beau être merveilleux de détourner la mort en changeant de corps, c’était une mort. Un petit bout de lui-même qui s’éteignait, une personnalité qui ne reverra plus jamais le jour. Le fou semblait vexé sans l’être, il ne pouvait pas reprocher à Nono de trouver ceci merveilleux. Il ne pouvait pas lui en vouloir, car il ne pouvait pas comprendre. Cette mine grisâtre avait disparu à la question de son vieil ami et si tôt celle-ci prononcé, il y avait eu un temps de latence. Un âne ? Quand avait-il fais référence à un âne ? Son esprit avait cherché une seconde avant de comprendre. Bourrique, ânesse, âne, le noiraud avait laissé un rire franc s’échappait de ses lèvres, ses bras sur son ventre. « Non-non, je ne voyage pas à dos d’âne. C’est un TARDIS. Et un TARDIS c’est … un TARDIS. Il faut le voir pour le comprendre. A dos d’âne, c’est …. Non, c’est original. Ce n’est pas stupide, pourquoi j’ai pensé à stupide – Parce que ça l’est – Non, ça ne l’est pas, c’est surtout impossible. Le pauvre âne mourrait avant même d’avoir fini la traverser du vortex ». Il se parlait à lui-même, veillant tout de même à ne pas aller trop vite dans sa démarche. Il réfléchissait à voix haute, faisait semblant de ne pas écouter Cyrano alors que ce n’était pas du tout le cas. Il l’écoutait, plus qu’il ne semblait le croire. « C’est que ton histoire a été écrite ainsi, on ne peut pas réécrire les lignes temporelles. C’est compliqué. Disons que si cette fenêtre temporelle est apparue devant toi, c’est que tu devais sauter dedans pour te retrouver ici ». Même si l’explication n’était pas débordante de guetter, c’était la triste réalité. Cyrano faisait partit des années 2018 dorénavant et quoi de mieux qu’une petite mésaventure pour le mettre dans le bain de cette époque. Le fou s’était arrêté en l’entendant relever la disparition des enfants et il s’était retourné en face de lui, pleinement attentif. Il mordait sa lèvre pour limiter son sourire qui s’étirait, lui donnant un petit côté malsain non-contrôlé assez dérangeant. Il avait cessé, remontant son menton pour prendre pleinement possession de sa voix et de son expression. « Tu m’as bien entendu, des enfants disparaissent. Et ce, aux quatre coins du globe. Est-ce que tu crois au croque-mitaine, Cyrano. Au monstre se cachant sous le lit, saisissant ta cheville dès que tu as le malheur de poser pieds à terre. Il se tapit dans le noir, dans ton ombre, dans l’espace entre le sol et ton lit. Il demeure derrière toi, son souffle glacé te faisant dresser les cheveux sur ta tête. Ta rapière ne te sera d’aucune utilité, mon ami, car si c’est bien ce qu’il me semble être, tu ne pourrais le transpercer… ». Il recommençait, il tournait autour du philosophe comme un vautour, une autre de ses habitudes. La femme qu’il a été avait cette même manie, voulant rendre ses récits horrifiques plus crédible encore en alimentant un sentiment d’oppression en tournoyant autour de sa proie. Ses pas tracés des cercles, dessinant une prison spirituelle, un traquenard, et le noiraud avait cessé lorsqu’il était revenu face à lui. L’expression sur son visage avait changé, une mine approbatrice qui relevé un peu de détermination. « La dernière disparition a eu lieu dans cette ruelle, j’étais en train d’analyser le mur lorsque tu es passé à côté de moi. En ne me reconnaissant pas. » Il allait en avoir pour un petit moment, et le fou recommençait à marcher. Il avait fait le tour de la rue, revenant à l’autre entrée de la ruelle et il s’était engouffré à l’intérieur. « Qui s’attarderait sur les ruelles hormis les enfants et les malfrats voulant jouer à cache-cache en cas de bêtises ? Personne, on peut tout faire dans une ruelle à l’abri des regards. Y compris téléporter… »
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Message() Lun 26 Mar - 14:55

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The Madman et Cyrano de Bergerac


You burn everything you see, Gold are your fingers, Leaving traces everywhere you go. Diamonds in your skin, my bood flows. Down of the water, Beads drippin' down your face, calling out my name.

Un TARDIS Encore un mot bien étrange qu’il rangea dans un coin de son esprit déjà bien rempli. Il commençait à en entendre beaucoup trop mais étrangement, il ne souhaitait pas que cela cesse. Retrouver Mad était un plaisir, que ses paroles soient difficiles à suivre et étranges n’y changeait rien. Se faire traiter de stupide ne l’étonnait pas, il comprenait qu’il lui donnât l’air d’un idiot, au vu de ce qu’il découvrait, de la largesse de savoir que son ami-e possédait visiblement. Il ne savait point cela auparavant, tant de choses qu’il ignorait ! Sur ce passé qu’il avait élidé, sur ce présent si complexe, sur ce monde si vaste et autre dans lequel son ami semblait vivre. Avec un temps d’avance sur chacun. Comme toujours. Il regarda de nouveau vers Mad à ses paroles, un sourire tordu sur les lèvres.
« En effet, cela me semble juste. Tes paroles concordent aux miennes. Ne changeons point le passé ! Vivons le présent ! » s’exclama-t-il.
Mais des choses plus urgentes que sa ridicule vie étaient abordée. Des disparitions d’enfants, tellement de tristesse à cette idée ! Cyrano n’était point personne à vouloir procréer mais il avait conscience de la richesse d’une jeune vie. Et il avait apprécié de jouer avec son unique neveu avant sa mort de maladie. Il soupira et fixa le brun d’un air sérieux, attentif à ses paroles, bien qu’il n’en comprenait pas la moitié. Il saisissait le sens général des paroles, et son esprit commençait – à son grand déplaisir – de cesser de s’arrêter sur chaque mot qu’il ne comprenait pas. Le globe ! Quel merveilleux terme pour mentionner la Terre ! Il avait du mal à considérer que l’on ne puisse transpercer quelque chose, même pour la défense. Les paroles de Mad faisaient se hérisser les poils de sa nuque, sa gorge se serra tandis qu’il suivait de ses pas, puis de ses yeux les déplacements de son ami.
« Tes paroles me glacent d’effroi, si ce que tu dis est vrai, il est des innocents qu’il nous faut secourir mon brave ami ! » remarqua-t-il d’une voix rendue rauque par l’appréhension et la poussée d’adrénaline.
N’était-ce point une aventure qui se présentait à lui ? Une aventure d’un autre gout que celle qu’il vivait lorsqu’il devait s’adapter à ce nouveau monde. Un sourire narquois éclaira son visage lorsqu’il prit le bras du brun pour le calmer.
« Je me joins à toi, quoi qu’il se passe, mais mon cher, pense au fait que je ne connaisse pas les détails et énigmes de ton monde. Qu’est-ce donc que ‘’téléporter’’ ? En quoi un mur puisse t’indiquer quoi que ce soit sur de tels enlèvements ? Comment peux-tu savoir tout ceci ? » Il relâcha sa prise et recula de deux pas avant de mettre ses mains sur ses hanches, jambes écartées, dans une position de défi.
« Allons, ami ! S’il nous est possible d’agir, qu’attendons-nous ? »
Son regard parcourut la ruelle, les murs, le sol, et s’arrêta sur ses chaussures. Pourquoi fallait-il qu’elles brisent chaque bons moments qu’il vivait désormais ? Il lui en fallait de nouvelles, qui lui seye mieux. Il soupira et haussa un sourcil à l’intention du brun surexcité.
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« My journey took me some what further down the rabbit hole than I intended and though I dirtied my fluffy white tail I have emerged, enlightened. »
Son enthousiasme faisait battre ses coeurs à l’unisson et il était difficile pour le fou de demeurer en place. Que faisait-il ? A quoi pensait-il ? Aucune idée. Il est si difficile de penser et réfléchir comme lui. Car ses pensées s'enchevêtre pour que, lui-même, ait du mal à tenir les rennes. Il trouvait une nouvelle chose à réfléchir toutes les secondes, et il n’était pas capable de mettre de côté un sujet, aussi inintéressant soit-il. Il expliquait, il théorisait sur la présence de Cyrano à cette époque qui n’était pas la sienne, mais il ne faisait que brasser de l’air. En faites, il ne savait pas comment il avait pu atterrir là. Il comprenait bien ce que disait son ami, son incompréhension et sa description correspondait à une fenêtre temporelle dans lequel il aurait plongé. Là encore, il remarque le côté aventureux et téméraire de l’écrivain. Très peu de personne aurait songé à plonger la tête la première dans un trou à travers l’espace et le temps. Beaucoup auraient préféré fuir, prendre leurs jambes à leurs cous et dénoncer la sorcellerie. Il écoutait sans écoute, faisant un vague signe de la main, repensant à la raison de sa présence ici. C’est vrai, il n’était pas là pour bavasser, bien que la conversation promettait d’être enrichissante. Et puis, ce n’était pas polie de laisser une question sans réponse. Alors Mad prit à son tour des airs théâtrales pour expliquer ce qu’il en était. Vautour qui rôde, qui tourne autour de sa proie tout en proférant ce qui semblait être des menaces. Non pas “des”, une. Une menace tapie dans l’ombre qui attend la bonne opportunitée. Il fallait bien plongé Nono dans l’ambiance, car il n’allait pas être au bout de ses surprises. Sa tirade fini, le petit brun avait étiré un sourire de satisfaction saupoudré d’un peu de malice dans le recoin de ses lèvres. Tant mis que son sang se glace, car c’était le but recherché avec un tel récit digne d’un bon film d’horreur. Esquisse qui ne se tarissait pas lorsqu’il avait repris la parole “Exactement ! J’espérais bien que tu me rejoignes en vérité, j’en ai marre de parler aux murs, ils ne sont pas bavards”. Il avait tapé dans ses mains, et sitôt fait, son air effroyablement intriguant s’était évaporé pour cette joie et cette gaieté que beaucoup envieraient. ”Merveilleux, extra, magnifique ! Partons à l’aventure botter les fesses de ses kidnappeurs inter-galactiques d’enfants et qu’ils soient pendus haut et court, ha ha !” Le revoilà à s’agiter et à mimer Robin des Bois semblerait-il avec le ton de sa voix plus grave et plus lent. Surtout pour le rire. Mais voilà, son agitation fût de courte-durée puisque Cyrano l’avait attrapé par le bras, lui faisant ainsi signe de se calmer un peu. Mad faisait mine de réfléchir, la bouche entrouverte et les yeux fixés vers le ciel. Soit était-ce un indice quand à la réponse qu’il allait donner, soit c’était un bref moment d’absence. Ou bien un peu des deux. C’est quand la prise sur son bras avait été relâchée qu’il était de nouveau attentif. Il avait fixé Cyrano pendant un moment sans aucun sourire, avec ce regard vague. Puis il commençait à revenir sur terre. Ses yeux fixés toujours un point inexistant, mais son esquisse enjoué lui revenait. “Rien ! Allons-y ! Je t’expliquerais en chemin”. Le chemin était court, certes, mais il pouvait combler leurs pas par la parole. Cette fois-ci, c’est le brun qui avait pris le bras de Cyrano, brisant ainsi son moment de pose victorieuse. Ils n’avaient pas de temps à perdre, non ? “La téléportation est… Comment dire… Un déplacement d’un point A à un point B instantané. Pas besoin de chevaux, ni de carrosse. Il suffit de claquer des doigts et pouf ! On se retrouve à mille lieues de là où on se trouvait auparavant. Cela dit, une téléportation nécessite de l’énergie. Et on peut suivre à la trace les résidus de cette énergie. Ce n’est pas visible à l’oeil nue, c’est encore plus petit que la poussière. Et le mur ne va pas nous répondre, il va nous indiquer le chemin. Parce que mon sonique a détecté des traces de nanoparticule sur les briques, ce qui veut dire que le point de départ était tout proche”. Une fois devant le mur, le fou avait de nouveau sortit sa plume sonique pour reprendre là où il était arrêté, à savoir scanner les brisques. Un crissement sonore dont il dirigeait l’engin de bas en haut pour détecter le point d’origine. Plus il descendait, plus le bruit s’intensifiait, mais ça ne l’empêchait pas de continuer ses explications me direz-vous donc il a repris. “Quant à pourquoi je sais tout ça, disons que … C’est mon quotidien. Je ne suis pas de cette planète. En faites, je n’ai plus de planète, ni de chez-moi. Je suis un électron libre dans ce vaste univers qui ne cesse de courir parce qu’il n’a nul part où se reposer. Plaque d’égout !” Il avait arrêté son sonique qu’il avait rangé dans sa poche pour se libérer les deux mains, et il avait soulevé cette plaque pour ouvrir l'entrée vers les égouts. Il ne manquait pas de grimacer, le nez visiblement sensible à l’odeur. “Et bah, ça ne sent pas la rose, tu viens ?” dit-il en descendant sous le bitume.
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